(Easybourse.com) Responsabilité sociale, épargne éthique, finance solidaire, commerce équitable, développement durable… Voici des concepts flous que l’on ne saisit pas complètement et qui confortent une idée commune, celle de 'l'entreprise citoyenne'. Une tendance de fond renforcée par les scandales économiques, sociaux et financiers divers (comme les affaires Enron, Worldcom, Vivendi, Parmalat…), et favorisée par les sommets internationaux (Rio en 1992, Johannesburg en 2002, réunion du G8 à Evian et à Séa Island)
La responsabilité sociale ou sociétale, adjectif plus adapté si l’on veut inclure le volet environnemental, renvoie à une certaine « moralisation de la vie des affaires », comme l’indique François Fatoux, délégué général de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises. Elle concerne la qualité sociale des filières d'approvisionnement, la qualité de la sous-traitance, le bien-être des salariés, ou l’empreinte environnementale de l'entreprise. L’application de la responsabilité sociale contredit la théorie de l'économiste Milton Friedman de l'Ecole de Chicago selon laquelle « le principal objectif des entreprises est de maximiser les retours pour les actionnaires en obéissant aux lois des pays dans lesquels elles sont établies ».
La responsabilité sociétale des entreprises est « la déclinaison des principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise », indique le ministère de l’écologie et du développement durable. C’est « un développement qui répond aux besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » selon la définition communément admise ( Rapport Brundtland, du nom de l’ancien Ministre de Norvège, Commission mondiale de l’environnement et du développement, 1987).
La RSE a ses principes, précise le Centre français d’information sur les entreprises : vision de long terme, intégration des attentes des acteurs concernés aux processus de décisions, articulations des perspectives locales et globales, dialogue avec toutes les ' parties prenantes '. Elle repose sur une démarche volontaire. Les entreprises contribuent à améliorer la société et à protéger l’environnement sur leur propre initiative, en liaison avec les parties prenantes.
Un concept de dimension internationale
Le concept de RSE se développe à l'initiative d'organismes intergouvernementaux ou régionaux. Il se traduit par différents niveaux d'obligations qui prennent la forme de recommandations ou de normes volontaires. La RSE peut même être imposée à divers degrés dans certaines législations nationales. C’est le cas en France où l’on note une préférence pour le recours à la contrainte juridique. Les initiatives apparaissent convergentes et complémentaires. Parmi les organismes gouvernementaux qui s’efforcent de donner de la substance à la RSE, on retrouve l’OCDE, la Banque Mondiale, les Nations unies ou encore la Commission européenne.
Capital Research and Management Company (4,93%), Natixis (4,32%), Caisse des Dépôts et Consignations (3,72%), Crédit Agricole (3,60%), Natixis Asset...
Plusieurs organisations internationales se sont interessées à la problématique de la responsabilité sociétale des entreprises, notamment :
La Commission européenne Le protocole sur la politique sociale du traité de Maastricht Le conseil européen de Lisbonne qui a inscrit la RSE au premier rang des priorités politiques Livre vert sur la RSE de 2001 ' Promouvoir un cadre européen sur la responsabilité sociétale des entreprises ' Communication de la Commission en 2002 Forum plurilatéral de la société civile sur la RSE qui s'est tenu d'octobre 2002 à juin 2004. Il a remis un rapport à la Commission contenant une analyse des freins et des facteurs favorables affectant le développement de la RSE
L'Organisation pour la coopération et le développement européen Principes directeurs à l'intention des entreprises multinationales
L'Organisation internationale du travail Déclaration tripartite sur la politique sociale
L'Organisation des Nations unies Le Pacte mondial (ou Global Compact) lancé en 1999 sous l'impulsion de M. Kofi Annan. Cette démarche vise à proposer aux entreprises d'adhérer à dix grands principes dans les domaines des droits de la personne, du travail et de l'environnement. Plus de 1600 entreprises y ont adhéré Le Global Reporting Initiative qui définit des indicateurs pour l'établissement de rapports d'activités non financières Normes sur la responsabilité en matière de droits de l'homme des sociétés transnationales et autres entreprises Rapport 'Libérer l'entrepreneuriat - Mettre le monde des affaires au service des pauvres'
La Banque Mondiale 'Pollution, prévention et avatement handbook', un manuel pour la prévention et la diminution de la pollution