Paris est bien décidé à soutenir la candidature de Dassault Aviation pour vendre des Rafale à l’Inde. Dassault Aviation a annoncé ce matin qu’il répondra bien à l’appel d’offre de 10,2 milliards de dollars. L’occasion, pour le groupe français, de se livrer à la première exportation de son avion de combat ? «Nous répondrons (…) Notre date limite est le 3 mars», a ainsi indiqué Charles Edelstenne, le PDG du groupe.
Cinq concurrents face à Dassault
Nicolas Sarkozy, qui est arrivé vendredi matin à New Delhi pour une visite d’Etat de deux jours, a quant à lui affirmé que le Rafale est «l’un des meilleurs avions du monde», et que celui-ci «peut être la réponse aux besoins de l’armée de l’air indienne». «Si le constructeur Dassault décide de présenter une offre, le gouvernement français l’appuiera», déclare encore le chef de l’Etat dans un entretien au Hindustan Times.
C’est désormais chose faite, et le Rafale de Dassault sera en compétition avec MiG, les américains Boeing et Lockheed Martin, l’Eurofighter Typhoon européen, et le suédois Saab.
Une séance de lifting pour les Mirage 2000 ?
La visite de Nicolas Sarkozy pourrait par ailleurs être l’occasion de conclure un contrat portant sur la modernisation de 52 Mirage 2000 pour un montant potentiel de 1,5 milliard d’euros ; offre qui pourrait être soumise, selon la presse locale, à Dassault, Thales, ainsi que d’autres fournisseurs.
Ce contrat, qui concernerait de nouveaux radars et une nouvelle avionique, représente aux yeux de beaucoup un lot de consolation, après l’annulation in extremis de la commande d’Eurocopter par New Delhi le mois dernier…
Le titre Dassault Aviation bondit ce matin de 6,84% à 592,97 euros dans un marché clément.
Antoine Pietri