L’assurance vie constitue le vecteur le plus dynamique de cette catégorie.
Sa collecte nette (cotisations moins prestations) atteint 52,4 milliards et l’encours des contrats d’assurance vie et sa capitalisation s’élevait à 957 milliards d’euros à la fin de l’année 2005.
C’est le placement préféré des français. Les principaux motifs invoqués pour expliquer le choix de l’assurance vie sont la préparation de la retraite (28%), la volonté d’en faire bénéficier un proche (27%), la recherche d’un bon placement (22%), l’avantage fiscal (10%). Ces motifs évoluent selon l’âge.
Par ailleurs, l’assurance retraite joue également un rôle de plus en plus important. En 2005, les sociétés d’assurances ont collecté 8,9 milliards d’euros au titre des contrats de retraite, et versé 4,7 milliards d’euros à leurs assurés. Le plan d’épargne retraite populaire et sa version pour les entreprises au bénéfice des salariés, le plan d’épargne retraite d’entreprise, gagnent du terrain. Ces deux nouveaux contrats on été créés par la loi sur la réforme des retraites de 2003. Le Perp est devenu un produit phare en peu de temps et a conn, une évolution progressive et continue en 2005, atteignant 1,7 million de souscriptions à la fin de l’année.
Coté santé, le financement de l’assurance maladie et l’accès à l’emprunt des personnes malades ou handicapées constituent les enjeux les plus importants. Sur ce dernier point, la convention Belorgey a permis de faire des progrès. 99,7% des dossiers reçoivent désormais une proposition d’assurance contre 98% auparavant. Pour améliorer davantage cet accès, des propositions ont été émises par la Fédération française des sociétés d’assurance, la FSA et la Fédération des banques françaises concernant les délais d’examen et les motivations des décisions.
Les assureurs dommages confrontés à de nombreux défis

De nombreux évènements ont marqué l’année 2005 : la poursuite de l’amélioration de la sécurité routière, l’aboutissement de la réforme de l’assurance construction, le développement de l’assurance des récoltes, la couverture du terrorisme, les violences urbaines … Des solutions sont recherchées en permanence sur tous ces sujets d’actualité par la profession de l’assurance, en concertation avec les pouvoirs publics et les autres acteurs concernés.
Les catastrophes naturelles préoccupent particulièrement les compagnies d’assurance. En témoigne la sécheresse de l’été 2003 qui a touché plus de 7500 communes. Elles ont demandé à bénéficier d’un arrêté catastrophe naturelle. 4000 ont obtenu gain de cause et 1,5 milliards d’euros d’indemnisation ont été versés, plus 180 millions dans le cadre d’un dispositif d’aide exceptionnel de l’Etat. Une réflexion est d’ailleurs lancée sur la réforme du dispositif d’indemnisation des catastrophes naturelles.
Considéré comme étant à hauts risques, le secteur de la responsabilité civile médicale focalise également l’attention des professionnels. Le statu quo semble être le maitre mot de l’offre d’assurance dans la matière. Seules certaines compagnies osent encore accepter la plupart des demandes de souscriptions: la MASCF, MIC (compagnie irlandaise) et Hannover Re. Pour les établissements de santé privés et publics, il reste deux intervenants principaux, la Sham et Axa. Cette pénurie de l’offre d’assurance de responsabilité civile médicale risque d’entraîner la création d’une liste noire de praticiens, obligeant les plus sinistrés à cesser leur activité, notamment en chirurgie. Une loi de mars 2002 stipule en effet que tout professionnel de santé ne peut exercer son activité sans être assuré en responsabilité civile professionnelle, sous peine de sanctions pénales et disciplinaires.
Le rôle des assureurs dans le financement des entreprises
Les sociétés d’assurance constituent le premier investisseur du pays. Ils consacrent ainsi une part significative de leurs ressources aux entreprises industrielles et commerciales.
Au 31 décembre 2005, les titres de sociétés, actions et obligations, représentaient près de la moitié des actifs de l’ensemble des sociétés d’assurances en valeur de marché. Elles ont pris l’engagement en septembre 2004 d’augmenter leurs placements de 6 milliards d’euros avant la fin de l’année 2007 pour financer des entreprises innovantes. A la fin de l’année 2005, les assureurs ont engagé 14,3 milliards d’euros en titres non cotés, ce qui représente une progression de 3,7 milliards par rapport à fin 2004. Le financement des PME est souvent orienté dans les domaines de la recherche médicale, de la santé, et de la biotechnologie, mais également du tourisme, de l’hôtellerie restauration, de l’énergie renouvelable …