Les lecteurs des Echos privés une fois de plus de leur quotidien. Cette fois-ci, la crise vient du départ d'Erik Izraelewicz, le directeur de la rédaction des Echos.
'Le mouvement est motivé par l'inquiétude des journalistes après le départ du directeur de la rédaction, Erik Izraelewicz', indique le site web des Echos, qui ne sera pas actualisé aujourd'hui jusqu'à midi.
'J'ai craqué'
Le site Rue89 cite l'ancien directeur de la rédaction des Echos, qui revient sur son départ : 'J'ai craqué. Je voulais intensément rester, ais j'ai compris qu'on ne voulait pas de moi. Bernard Arnault ne pouvait pas me virer. Comme il est intelligent, il a adopté une stratégie : il a cherché à me dégoûter. Ils ont voulu me piéger, ils y sont parfaitement arrivés', déclare le journaliste.
Erik Izraelewicz viendra remplacer François-Xavier Pietri à La Tribune, au poste de directeur général adjoint et directeur des rédactions. La presse économique française traverse actuellement une crise profonde, après que Les Echos soit passé aux mains de Bernard Arnault, tombant dans le giron de son groupe LVMH.
Ethique minimale
La Tribune a également changé de mains récemment, rachetée par Alain Weill auprès de Bernard Arnault.
Le départ d'Erik Izraelewicz, qui met en cause la déontologie de la direction de LVMH, représentée aux Echos par Nicolas Beytout, relance la polémique sur l'indépendance de l'équipe rédactionnelle. 'Une éthique minimale n'est même pas respectée', déplore encore Erik Izraelewicz.
Antoine Pietri