Mauvais timing pour Air France-KLM : quelques semaines après avoir été choisi comme interlocuteur exclusif pour la reprise des 49,9% de l’Etat italien au capital d’Alitalia, le groupe franco-néerlandais a vu la chute du gouvernement de Romano Prodi compromettre ses chances.
Les élections auront lieu les 13 et 14 avril
En effet, si le gouvernement actuel de centre gauche est favorable à un rachat par le groupe de Jean-Cyril Spinetta, rien ne prouve que le gouvernement qui lui succèdera partagera cet avis sur la question.
Les élections législatives, qui auront lieu les 13 et 14 avril, devraient permettre d’y voir plus clair.
En attendant, d’un côté comme de l’autre des Alpes, on s’accorde à dire que l’issue des élections sera déterminant. Hier, des agences de presse italiennes rapportaient que pierre Henri Gourgeon, le directeur général délégué d’Air France, déclarait qu’Air France aurait besoin de l’accord du nouveau gouvernement.
«Si le prochain gouvernement est favorable à un accord avec Air France, nous irons dans cette direction. S’il ne l’était pas, nous mettrons un terme aux démarches», a déclaré celui-ci.
Aujourd’hui, le gouvernement sortant, qui pense boucler la vente de la compagnie nationale d’ici à la fin mars, estime qu’il serait raisonnable pour Air France-KLM de chercher à faire approuver le deal par la nouvelle administration après les élections.
Antoine Pietri