Après la Société Générale hier, c’est aujourd’hui au tour de BNP Paribas de publier ses résultats semestriels. Tout comme sa rivale de La Défense, la banque de Baudouin Prot présente un recul très marqué de son résultat net, de -21% à 1,981 milliard d’euros.
Violence de la crise au mois de mars
Un résultat toutefois largement supérieur aux attentes, malgré un fort impact de la crise du crédit. La banque souligne d’ailleurs les effets négatifs de «la crise des marchés, particulièrement violente au mois de mars», et rappelle que les performances réalisées au premier trimestre 2007 avaient été atteintes «dans une conjoncture exceptionnellement favorable», et faisaient figure de record.
Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une surprise, Baudouin Prot, le directeur général, ayant laissé entendre dès le mois d’avril que sa banque ne parviendrait probablement pas à égaler les résultats de 2007.
Un impact de 546 millions
Les analystes, de leur côté, tablaient sur un résultat net de 1,768 milliard d’euros à peine. Au final, l’impact de 546 millions d’euros de la crise financière sur les comptes de BNP Paribas, est comparable à celui annoncé hier par la SocGen, celui-ci se chiffrant à 512 millions.
Il s’agit de près de la moitié du chiffre du Crédit Agricole, qui culmine à 1,2 milliard…
Dérapage de la banque de financement
Comme dans le cas la Société Générale, c’est la banque de financement et d’investissement de BNP Paribas qui plombe les comptes, avec un produit net bancaire de 1,3 milliard contre 2,3 milliards sur la même période l’an passé.
En revanche, les activités de banques de détail en France, ainsi que la banque italienne BNL et le pôle IRS (International retail services) permettent à la banque de limiter la casse grâce à de bons résultats.
An. P.