C’est une étape déterminante que vient de franchir l’opérateur de téléphonie mobile Vodafone dans l’opération lancée en juillet dernier. Le groupe vient en effet d’obtenir l’autorisation du parlement du Ghana pour acquérir 70% des parts de la société ghanéenne de télécommunications, Ghana Telecom (GT), pour 900 millions de dollars.
Cet accord aurait été approuvé par 124 voix contre 74 après un débat relativement mouvementé qui a duré quatre heures entre les députés du parti au pouvoir, le Nouveau parti patriotique (NPP), et ceux de l'opposition conduite par le Congrès démocratique national.
Le ministre des Finances, Kwadwo Baah-Wiredu, s’est réjoui de cette décision, estimant que Vodafone pourrait aider, par de nouveaux investissements, la société nationale de télécommunications, Ghana Telecom (GT), actuellement en difficulté.
Selon le communiqué émis le mois dernier, les Ghanéens espèrent en effet tirer de nombreux bénéfices de acquisition, dont la distribution de produits et de services de qualité, le renforcement de la part de marché de GT afin de générer une concurrence sur les frais d'appel, et l'assurance d'un service ininterrompu pour les consommateurs...
Pour l’heure, si l’opération a été accepté politiquement, l'opposition soutient pour sa part que le processus de privatisation n'était pas transparent, estimant également que la GT a été cédée à un prix trop faible.
Le gouvernement a enfin précisé que ses experts et ceux de Vodafone finaliseront l'accord dans un mois.
D’après le directeur général de Vodafone, Arum Sarin, cité dans le communiqué daté du mois dernier, «le Ghana est l'un des marchés les plus attractifs en Afrique avec un taux de croissance des abonnés au mobile de plus de 55 pour cent par an et une pénétration mobile d'environ 35 pour cent.»
C.S. (avec agences)