La crise financière se propage à travers le monde et rattrape également des pays comme l'Arabie Saoudite ou les Emirats arabes unis. Ce mardi, les deux pays ont fait connaître leur intention de procéder à des injections, à hauteur de 10 milliards de dollars au total, dans leur secteur bancaire.
Selon des banquiers, la Saudi Arabian Monetary Agency (Sama), la banque centrale d'Arabie Saoudite, a mobilisé 2 à 3 milliards de dollars pour son système bancaire. Cette injection est la première réalisée en dollars sur une période de dix ans. De plus, la Sama a injecté des rials et pourrait augmenter ces injections selon l'évolution des conditions du marché, d'après les banquiers.
En prenant le cas de chaque banque, selon les banquiers, la Sama a mobilisé entre 200 et 350 millions de dollars par établissement. De plus, la banque centrale d'Arabie Saoudite a effectué une 'baisse du taux des prises en pension et un abaissement du montant des réserves requises pour améliorer la liquidité du marché', rapporte Reuters.
Du côté des Emirats arabes unis, le ministère des Finances a fourni 25 milliards de dirhams, soit 6,8 milliards de dollars, au secteur bancaire. Cette mesure de soutien s'inscrit dans le cadre d'un plan d'aide de 70 milliards de dirhams.
D'après des sources du Golfe citées par Reuters, 'les deux pays et quatre autre membres du Conseil de coopération du Golfe vont se réunir le 25 octobre pour étudier la manière de mieux coordonner leurs politiques pour faire face à la crise financière'.
Par ailleurs, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) doivent se réunir vendredi prochain afin de statuer sur le niveau de production pétrolier. Plusieurs dirigeants de pays membres se sont positionnés en faveur d'une baisse de la production.
C.L. (avec agences)