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Les fonds souverains - Ces nouveaux acteurs de l'économie mondiale
Caroline Bertin Delacour Editions d'Organisation
Prix public : 28,00 EUR Prix eyrolles.com : 26,60 EUR |
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Apparus sur la scène de la finance mondiale, les fonds souverains ont été au coeur d'une effervescence économique, politique et médiatique croissante au cours des dernières années. Ces fonds d'État étrangers, mobilisant des volumes de liquidités considérables, se sont imposés comme des acteurs incontournables des marchés d'investissement à l'échelle globale. Mais, en dépit de l'attention soutenue dont ils bénéficient, les fonds souverains continuent de susciter de multiples débats. Qui sont-ils ? Qui les contrôle ? Quelles sont leurs véritables aspirations ? Doit-on encourager leur développement et favoriser leurs interventions ou, au contraire, faut-il s'en protéger ? Autant de questions vouées à devenir essentielles, du fait des prévisions de croissance exponentielle de ces fonds et des incertitudes quant à l'avenir de la finance occidentale.
Véritable guide de référence, cet ouvrage présente un état des lieux des fonds souverains dans leur diversité, les enjeux qu'ils soulèvent et les réponses à y apporter. Ce tour d'horizon reflète le caractère éminemment complexe et stratégique de la matière, tout en rendant sa compréhension aisée au lecteur. |
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| Caroline Bertin Delacour |
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Des fonds souverains du Golfe Persique pourraient entrer au capital d’Areva, de Porsche ou d’Opel : doit-on s’en réjouir ou le redouter ? L’un des fonds souverains de Singapour, qui avait renfloué Merill Lynch avant son rachat par Bank of America, vient de vendre sa participation : que faut-il en penser ? Flash sur ces investisseurs particuliers, sous forme de réponses aux questions que vous vous posez.
Quelle est la taille des fonds souverains ? Elle est très difficile à connaître, pour plusieurs raisons. D’abord, ces véhicules d’investissement étatiques ne recouvrent pas une catégorie d’investisseurs bien définie présentant tous les mêmes caractéristiques. Selon certains, la notion recouvre tous les actifs possédés ou contrôlés par les Etats. Pour d’autres, il convient d’en exclure les fonds de pension, les entreprises publiques, les fonds exclusivement investis en actifs domestiques, ceux qui sont financés par emprunts ou qui ne sont pas juridiquement distincts des banques centrales, etc.
Ce qui est sûr, c’est que ces investisseurs sont extrêmement divers, dans leurs ressources, leurs objectifs, leur stratégie, leur portefeuille, leur cadre institutionnel et leur taille. Ceci dit, selon la définition que j’en donne dans mon ouvrage, il est possible d’estimer leurs actifs sous gestion à un montant global compris entre 3000 et 4000 milliards de dollars en 2008, probablement réduit à 2500-3500 milliards de dollars du fait de la crise.
Les fonds sont-ils utilisés pour recycler l’argent sale ? Aucun élément ne vient étayer cette crainte. Les ressources des fonds souverains proviennent des excédents commerciaux ou budgétaires de leurs Etats d’origine. L’on peut distinguer deux grandes familles de fonds : d’une part, les fonds que j’appelle de « rente minière », dont les richesses proviennent des exportations de matières premières, pétrole notamment : ce sont les fonds du Moyen-Orient, de Russie et d’Amérique Latine ; d’autre part, les fonds de « rente monétaire », appartenant à des pays où le taux d’épargne est élevé : ce sont les fonds de Chine et d’Asie du Sud-Est.
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Cv de l'auteur |
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Caroline Bertin Delacour est avocat d’affaires. Spécialisée en fusions-acquisitions transnationales et en private equity, elle a exercé au sein des cabinets Cleary, Gottlieb, Steen & Hamilton et August & Debouzy. Elle bénéficie d'une expérience dans la pratique des investissements étrangers de plus de 20 ans. |
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