Après la chute de la semaine dernière, les marchés ont progressivement repris le dessus. Le début de la semaine a certes été plombé par les bancaires. Si la faillite (anticipée) de la banque américaine CIT a peu impacté la tendance lundi, les marchés ont réagi dès le lendemain après les lourdes pertes de UBS et l’annonce de nouvelles aides de l’Etat britannique aux banques RBS et Lloyd’s. Heureusement, plusieurs statistiques macroéconomiques ont été favorables, notamment la confiance des directeurs d’achats dans le secteur manufacturier en Europe et aux Etats-Unis.
Par ailleurs, les marchés ont été confortés par la prudence affichée par la Réserve fédérale américaine qui a répété qu’elle maintiendrait probablement son taux d’intérêt à un niveau proche de zéro pendant encore plusieurs mois. Jeudi, la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre ont délivré un message voisin.
La fin de semaine aura été marquée par l’attente des chiffres du chômage américain qui ont déçu (cf. Infra). Cependant, leur impact négatif sur les marchés a été temporaire. Au final, la Bourse de Paris a gagné 2,76% sur la semaine à 3707,29 points. Le Dax et le Footsie ont avancé respectivement de 1,35% et 1,95%.
Du côté des valeurs françaises, plusieurs sociétés ont enregistré des performances notables. Les bancaires ont réussi à faire valoir leurs acquis dans un contexte difficile. BNP Paribas a enregistré une hausse de 7,23% sur cinq jours liée en partie à la publication de résultats trimestriels nettement au-dessus des attentes. De son côté, Société Générale a grimpé aussi de 3,38% malgré des résultats trimestriels moins bons que prévu. La semaine prochaine, ce sera au tour de Crédit Agricole de présenter ses résultats.
Autre performance, M6 remporte plus de 12% après avoir affiché une hausse de son chiffre d’affaires au troisième trimestre malgré un marché publicitaire morose. TF1 est attendu mardi sur ses comptes trimestriels.
Les pertes d’emploi continuent de se réduire
Les destructions d’emplois se réduisent en octobre, certes pas autant qu’attendu. Elles se sont élevées le mois dernier à 190 000, au dessus des attentes mais en baisse par rapport à septembre (219 000, révisé de 263 000). Les pertes sont de même ampleur (environ 60 000) dans la construction, l’industrie et les services. Au cours des trois derniers mois, les destructions d’emplois continuent de décliner à 188 000 en moyenne mensuelle, contre 700 000 au plus haut en février dernier. De son côté, le taux de chômage saute à 10,2% (après 9,8% en septembre). Il n’avait plus franchi la barre des 10% depuis juin 1983.
Le marché de l’immobilier résidentiel continue de montrer des signes d’amélioration, pour les dépenses de construction comme pour les promesses de ventes de logements existants. En effet, les dépenses de construction progressent en septembre. C’est encore dans le privé résidentiel qu’elles augmentent le plus, pour le 3ème mois consécutif. En revanche, elles déclinent à nouveau dans le privé non résidentiel. Par ailleurs, les promesses de ventes continuent d’augmenter depuis le début de l’année, avec une forte hausse en septembre. Elles sont soutenues notamment par le crédit d’impôt accordé aux primo-acquérants.
Les enquêtes du climat des affaires confirment la croissance dans les secteurs manufacturier et non manufacturier. L’indice ISM manufacturier progresse nettement en octobre, indiquant pour le 3ème mois consécutif que l’industrie a renoué avec la croissance. Certes, l’indice ISM non manufacturier fléchit en octobre, mais il reste au-dessus du seuil des 50 points qui sépare la contraction de l’expansion. La quasi-totalité des composantes progresse, à l’exception de l’« emploi », qui campe nettement sous les 50 points.
Les ventes de voitures se redressent en octobre mais n’effacent pas leur chute de septembre. Après lissage, elles fléchissent après avoir été fortement soutenues par la prime à la casse octroyée en juillet et août derniers.
Le taux d’épargne a nettement augmenté
Suite à la crise, le taux d’épargne a nettement augmenté, à 16,5% au 2ème trimestre contre 14% en moyenne avant la récession. Cette vive hausse a évidemment contribué au recul de la consommation observée fin 2008 début 2009. L’accroissement du taux d’épargne s’explique à la fois par un comportement de précaution habituel dans un climat de crise et par un moindre recours au crédit.
Mauvaise nouvelle pour la consommation, les ventes de détail (en volume hors autos) se dégradent en septembre, de -0,5% après une stabilisation en août. Après lissage, leur baisse tendancielle se poursuit.
La version finale de l’enquête PMI confirme la nouvelle amélioration en octobre du climat des affaires à la fois dans le secteur manufacturier et dans celui des services.
En septembre, les prix à la production ont diminué comme attendu, de -7,7% l’an. Non seulement, la baisse des prix de l’énergie a joué, mais les prix à la production hors énergie ont également reculé. Par ailleurs, la baisse des prix à la production s’est accélérée par rapport à août. Cette évolution illustre les pressions baissières que la vive récession récente exerce sur les prix de vente des industriels.
Allemagne: rebond confirmé des commandes à l’industrie mais baisse des ventes de détail
A l’instar de l’ensemble de la zone euro, les ventes de détail (en volume hors automobiles) restent mal orientées avec une nouvelle baisse en septembre.
Les commandes à l’industrie poursuivent leur rebond en septembre mais à un rythme ralenti. Elles sont tirées à la hausse par la demande étrangère qui reste vive. En revanche, les commandes intérieures rechutent récemment suite notamment à l’expiration fin août de la prime à la casse.
Les exportations sont de nouveau en hausse
Les exportations se reprennent en septembre après une évolution très heurtée en juillet et août. En tendance, elles retrouvent une orientation haussière. Elles ont regagné 6% depuis leur point bas d’avril mais après avoir chuté de plus de 20%.
Le cours du baril de brent a légèrement progressé d’un vendredi à l’autre, finissant la semaine à près de 76 dollars. Il a été tiré à la hausse en milieu de semaine surtout par la baisse inattendue des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis et par le fléchissement du dollar provoqué par le communiqué de la Fed (cf. Infra).
Comme prévu, la Réserve fédérale n’a pas modifié son taux directeur, maintenu dans la fourchette 0-0,25%. Par ailleurs, elle a de nouveau pris acte du rebond de l’activité économique mais elle continue de tabler sur une reprise seulement graduelle. En outre, elle prévoit que l’inflation restera durablement contenue par l’ampleur des ressources productives inutilisées. Dans ces conditions, elle a répété une fois de plus que son taux directeur sera probablement maintenu «à un niveau exceptionnellement bas pendant une période prolongée».
De même, la BCE a laissé inchangé en novembre son principal taux directeur, à 1%. Son diagnostic sur la situation économique et financière a peu évolué. Elle relève que l’amélioration de l’activité économique se confirme au second semestre. Cependant, elle considère que le retour à la croissance dans la zone euro ne se fera que graduellement dans le courant de l’année 2010. Enfin, son analyse de la situation économique et monétaire la conduit à anticiper une hausse des prix modérée.
Enfin, statu quo également pour la Banque d’Angleterre, qui a maintenu son taux de base à 0,5%. En revanche, elle a décidé d’augmenter son programme d’achat de titres (publics principalement) de 25 milliards de livres sterling, pour un total de 200 milliards. L’objectif est de soutenir la croissance de la masse monétaire et du crédit, qui reste faible. Par ailleurs, la BoE maintient son pronostic d’une reprise lente. Concernant les prix, elle prévoit que l’inflation sera avivée à court terme par la dépréciation passée de la livre, le rebond du prix du pétrole et la remontée début 2010 de la TVA mais qu’elle sera à moyen terme modérée par la sous-utilisation des ressources productives héritée de la récession.
Le billet vert s’est réaffaibli cette semaine à 1,48 dollar pour un euro. En effet, la prudence affichée par la Fed quant aux perspectives économiques américaines a conforté les investisseurs dans leurs anticipations d’un taux directeur durablement bas. Cependant, la persistance d’une certaine aversion au risque a limité l’affaiblissement de la devise américaine.
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Lundi 9 novembre |
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Allemagne |
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8h00 |
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> Balance commerciale (Septembre)
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12h00 |
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> Production industrielle (Septembre)
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Mardi 10 novembre |
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France |
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8h45 |
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> Production industrielle (Septembre)
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Allemagne |
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8h00 |
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> Inflation (estimation finale) (Octobre)
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11h00 |
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> Indice ZEW du climat des affaires (Novembre)
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Chine |
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> Inflation (Octobre)
> Prix de production (Octobre)
> Ventes de détail (Octobre)
> Production industrielle (Octobre)
> Balance commerciale (Octobre)
> Investissement fixe (Octobre)
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Mercredi 11 novembre |
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> Aucune statistique majeure
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Jeudi 12 novembre |
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Zone euro |
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11h00 |
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> Production industrielle (Septembre)
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Etats-Unis |
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14h30 |
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> Inscriptions hebdomadaires au chômage (Sem. du 7/11)
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Vendredi 13 novembre |
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France |
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8h45 |
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> PIB (estimation préliminaire) (T309)
> Emploi/Chômage (estimation préliminaire) (T309)
> Inflation (estimation finale) (Octobre)
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Allemagne |
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8h00 |
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> PIB (estimation flash) (T309)
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Zone euro |
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11h00 |
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> PIB (estimation flash) (T309)
> Inflation (estimation finale) ()
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Etats-Unis |
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14h30 |
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> Balance commerciale (Septembre)
> Prix à l'importation (Octobre)
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16h00 |
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> Confiance des ménages (est. préliminaire) (Octobre)
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> Confiance des ménages (Octobre)
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