Alain Milliat
fondateur de la maison Alain Milliat, création de jus de fruits et nectars haut de gamme
«Dans l’avenir, notre principale cible est l’hôtellerie de luxe aux Etats-Unis et au Proche- Orient»
(Easybourse.com) En quels termes définiriez-vous un jus de fruit haut de gamme ? Notre objectif est de retranscrire fidèlement les sensations ressenties lors de la consommation du fruit frais. Tout le concept est basé sur la sélection des matières premières : variété, zone de production, techniques culturales, etc. Quel est le chiffre d’affaires de votre société ? La répartition de celui-ci ? Nous projetons un chiffre d’affaire de 1,7 millions d’euros pour l’exercice en cours. Nos meilleures ventes sont le nectar de mangue, le nectar de framboise, le nectar de pêche de vigne, le nectar de poire d’été, le jus de tomate et le jus de pomme cox’s orange. Initialement, votre gamme de jus de fruit ne comprenait pas de jus d’orange. Il a fallu attendre le mois de mai de cette année pour que vous lanciez un jus d’orange du Maroc et un jus d’orange d’Egypte. Pourquoi une telle attente ? Dans notre volonté de ne proposer que des produits d’exception, il nous a fallu du temps pour trouver les oranges qui répondent à nos exigences de qualité. Quel a été l’accueil des consommateurs pour ces deux nouveaux jus ? Notre clientèle attendait cette collection depuis longtemps. De plus, leur proposer différentes origines leur a permis de découvrir des textures et des arômes différents de l’offre habituelle. Quel est le profil type de vos clients ? Nous collaborons principalement avec les hôtels quatre étoiles comme le Ritz, le Lancaster, le Carlton Cannes et le Groupe Hilton. La collection est aussi installée chez les grands chefs français comme Troisgros, Bocuse, Olivier Rollinger et Thierry Marx. Les boutiques d’épicerie fine et les cavistes représentent notre troisième segment. Vos produits sont essentiellement vendus dans des bars et restaurants haut de gamme, comment l’expliquez-vous ? Je suis parti du constat d’une incohérence qualitative entre le menu des restaurants gastronomiques, leur carte des vins et les jus de fruits qu’ils proposaient. J’ai donc mis au point six références que j’ai envoyées à soixante sommeliers des Relais et Châteaux pour dégustation. Le retour étant positif, nous avons commencé à commercialiser la gamme (dès 1998). Pensez-vous vous lancer dans la commercialisation en hypermarchés ? Non. La commercialisation en supermarché ne correspond pas à notre positionnement. Pensez-vous à vous développer à l’international ? Nous sommes présents dans plus de dix pays, et un service export est en construction. Notre principale cible est l’hôtellerie de luxe aux Etats-Unis et au proche Orient. L’Asie demeure aussi une destination prioritaire. |