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Moscou, la ville la plus chère du monde
Comme chaque année, le cabinet de conseils en ressources humaines Mercer HRC livre, fin juin, les résultats de son enquête internationale sur le coût de la vie pour les expatriés. Elle couvre 144 villes sur 6 continents et mesure les coûts comparatifs de plus de 200 critères (logement, transports, nourriture, habillement, appareils ménagers, loisirs, etc.). Cette enquête permet aux entreprises multinationales ainsi qu’aux gouvernements de déterminer les indemnités de compensation accordées à leurs collaborateurs expatriés.
De quoi faire frémir Yvan le Terrible et faire rougir les plus marxistes des léninistes. La capitale russe est devenue, selon le cabinet de conseil en ressources humaines Mercer HRC, la ville la plus chère du monde. Elle détrône ainsi Tokyo, reléguée à la troisième place du classement. Désormais, le coût de la vie à Moscou est 4% plus élevé que dans la capitale japonaise (indice de 123,9 pour Moscou, contre 119,1 pour Tokyo, la référence étant New York, base 100). Quant à Séoul (121,7), elle gagne trois places pour s’établir au second rang du classement.
Ce qui fait dire à Rebecca Powers, consultante senior chez Mercer, que « pour de nombreuses sociétés, il peut être désormais plus onéreux d’envoyer des collaborateurs travailler en Russie ou en Corée que dans des villes japonaises ou suisses qui sont souvent perçues comme plus chères ».
Le marché moscovite de l’immobilier augmente de 1% par semaine
L’augmentation du coût de la vie sur les bords de la Moskova est surtout à imputer au « boom récent des biens immobiliers », précise Anna Krotova, chargée de recherche senior chez Mercer. Rien de plus parlant, d’ailleurs, que de citer l’inflation hebdomadaire de 1%, au moins, du marché de l’immobilier emmenée par une spéculation de plus en plus présente, la venue de cadres occidentaux attirés par le pouvoir d’achat accru des Russes et l’afflux de provinciaux venus faire fortune dans la capitale.
Mais là n’est pas la seule raison. La manne pétrolière impacte également sur l’envolée des prix moscovites. D’ailleurs, le FMI a mis en garde la Russie contre les risques inflationnistes qui pèsent sur elle à force de réinjecter les revenus pétroliers dans l’économie (hausse des salaires des fonctionnaires, baisse des impôts, etc.). Et d’exhorter le pays à se lancer dans réformes structurelles destinées à attirer les investisseurs.
D’une manière plus globale, l’inflation du prix du baril a renchéri le coût de la vie dans les capitales des pays producteurs, à l’instar de ville comme Lagos au Nigéria (+35 places, au 31e rang) ou Dubaï (+48 places, au 25e rang). Quant à Oslo, la capitale norvégienne ne bouge pas et reste dixième du classement.
Dixième, c’est également le classement de New York qui gagne trois places par rapport à l’an passé. La faute, principalement, au renforcement du dollar sur le marché des changes même si l’augmentation du prix du carburant et de certains biens de consommation y ont également contribué.
Reléguée dans les profondeurs du classement, Asunción au Paraguay (144e position, avec un indice de 43,5) reste la ville la moins chère au monde. |
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| Mercer, une filiale de Marsh & McLennan |
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Fondé en 1937 aux Etats-Unis, Mercer Human Resource Consulting est le leader mondial en matière de conseils en ressources humaines et services financiers associés, avec près de 16 000 collaborateurs au service de clients dans plus de 190 villes et 40 pays. La société est une filiale à part entière de Companies Inc dont les actions sont sur les bourses de New York, Chicago, du Pacifique et de Londres. |
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Le Japon et la Suisse, parmi les pays les plus chers au monde |
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