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Coupe du monde
Adidas, talonné par Nike
Les deux équipementiers se livrent une guerre d'image pour emporter un marché qui devrait dépasser cette année les trois milliards d'euros.
« Impossible is nothing » scande Adidas (6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires), qui a lancé en janvier 2006 sa plus grande campagne publicitaire depuis six ans. A coup d’affiches, de spots télé et d’encarts dans la presse, l’équipementier allemand a décidé de ratisser large. L’athlétisme, la boxe, la natation, et bien évidemment, le foot… En cette année de Mondial, Adidas a revêtit l’habit de sélectionneur et a mis au point son « impossible team », composée de joueurs d’aujourd’hui et d’avant, parmi lesquels Zidane, Beckham, Lampard, Kaka, Cissé, Platini et Beckenbauer. Et pour cause, le sponsor officiel de la Coupe du Monde veut garder l’avantage sur son terrain face à son adversaire, l’Américain Nike (10 milliards d’euros de chiffre d’affaires).
Adidas : 35 – Nike : 31
Sur le marché des équipements de foot (2,6 milliards d’euros), la marque aux trois bandes mène au score par un écart de trois points, Adidas détenant 35% du total, contre 31% pour Nike. Soit une différence de quelque 10,5 millions d’euros, en faveur de l’Allemand. Mais rien d’étonnant à cela, puisqu’Adidas habille les arbitres, six équipes nationales (France, Allemagne, Argentine, Espagne, etc.) et fournit les ballons (les fameux « Teamgeist », esprit d’équipe en allemand), alors que Nike, arrivé dans le foot que tardivement (1994), ne peut compter que sur les contrats qu’elle a signé avec huit équipes (Brésil, Pays-Bas, Portugal, etc.), certains joueurs (la marque fournira 40% des footballeurs en chaussures) et une campagne publicitaire digne de son rang de dauphin de l’équipement footballistique.
Sur un rythme de samba, un Eric Cantonna, ambassadeur de la marque depuis 1995, aux faux airs d’Olivier de Kersauson prône, en anglais avec un fort accent français, le « Joga Bonito » (Le beau jeu en portugais), l’esprit d’équipe (encore !) et le plaisir de jouer. L’illustration parfaite, selon Nike, de l’équipe du Brésil. Celle aussi d’un Thierry Henri improvisant un match de foot dans une cité. Au total, cinq spots publicitaires, visibles sur Internet, pour un « investissement marketing total le plus important de toute l’histoire de Nike dans le football », selon la marque qui garde le chiffre secret. Pour autant certaines estimations annonce un montant de l’ordre de 90 millions d’euros. Soit, toujours selon des estimations, 30% de moins que les dépenses marketing d’Adidas. Une aubaine pour Nike, qui peut voir son retour sur investissement ainsi maximisé en cas de victoire de la Seleçao, grande favorite du tournoi. |
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| Puma terrasse les leaders du marché |
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Premier pied de nez de la marque sur ses concurrents Adidas et Nike. En équipant douze des trente-deux équipes du Mondial (la Tunisie, le Ghana, l'Italie, la Pologne, la Suisse, la République tchèque, la Côte d'Ivoire, le Togo, l’Angola, le Paraguay, l'Iran et l'Arabie saoudite), l’équipementier allemand surpasse les leaders du marché : huit équipes à sponsoriser pour Nike et six pour Adidas. Fort de ce constat, Puma espère réaliser un exercice 2006 meilleur que prévu, le groupe escomptant désormais un bénéfice d’exploitation de 360 millions d’euros, contre 350 initialement, et un chiffre d’affaires en hausse de 35%, à 2,4 milliards d’euros. A noter que les actions de l’équipementier allemand ont atteint leur plus haut niveau en mai, les investisseurs anticipant une augmentation des ventes. |
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| Les autres équipementiers |
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Umbro : Angleterre et Suède
Lotto : Ukraine et Serbie-Monténégro
Marathon : Equateur
Joma : Costa Rica |
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