PLUS:Air France-KLM: difficultés en vue sur trafic premium
Lundi 21 juillet 2008 / 12h22
Sean Walters DOW JONES NEWSWIRES Les investisseurs devraient porter autant d'attention au risque de baisse des voyages en classe affaires qu'à la hausse du prix du baril du brut ou à la menace d'une écotaxe européenne sur le secteur du transport aérien, le tout sur fond de ralentissement économique. Ce nouveau facteur de risque pourrait pénaliser les grandes compagnies aériennes européennes, en raison de leur grande dépendance à cette clientèle haut de gamme. Alors que KLM se plaignait la semaine dernière des effets désastreux de l'écotaxe mise en place par le gouvernement néerlandais sur son activité en juillet, il semble plus important de voir si le ralentissement de la croissance du chiffre d'affaires "premium" (classe affaires et première classe) que sa maison-mère Air France-KLM a annoncé au terme de l'exercice fiscal 2007-2008 marque le début d'une tendance qui pourrait s'avérer inquiétante. La compagnie franco-néerlandaise doit publier son prochain point d'activité début août. Air France-KLM est bien couvert contre la hausse du prix du baril de pétrole, ce qui n'est pas le cas de plusieurs de ses comparables européens. Mais les tarifs premium contribuent à hauteur de la moitié du chiffre d'affaires passagers de la compagnie aérienne environ, alors que cette catégorie de passagers ne représente que 25% des personnes transportées sur ses vols. Le chiffre d'affaires premium a progressé de 2% au cours de l'exercice clos fin mars, contre une croissance comprise entre 12% et 18% au cours des huit trimestres précédents. La clientèle d'affaires qui souffre de la dégradation de la conjoncture peut se tourner vers le rail ou la route, ce qui constitue un vrai problème pour Air France puisque l'essentiel des voyages de ce segment de clientèle se fait sur des vols petit et moyen courrier. Si les chiffres publiés par Air France-KLM s'avèrent décevants, cela constituera un signal particulièrement négatif pour l'ensemble du secteur, car la compagnie aérienne dispose de nombreux atouts concurrentiels dans le segment haut de gamme. Les plate-formes de correspondance d'Amsterdam et de Paris n'ont pas connu les difficultés de l'aéroport d'Heathrow à Londres. Les voyageurs haut de gamme d'Air France proviennent d'un vaste profil de secteurs d'activités, tandis que British Airways, par exemple, dépend pour une grande part du secteur des services financiers, ce qui l'a conduit à afficher une baisse de 3% du trafic dans sa classe affaires en juin. Dans ces conditions, les difficultés en vue dans le trafic premium risquent de rendre les prix élevés du pétrole et la volonté des gouvernements de répercuter les coûts environnementaux du trafic aérien à l'industrie encore plus difficile à suppporter pour les compagnies aériennes. -Sean Walters, Dow Jones Newswires
Air France-KLM figure parmi les 1res compagnies a ériennes mondiales. Le CA par activité se répartit comme suit :
- transport de passagers (79,4%) :...