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PARIS (Reuters) - Le directeur général du Fonds monétaire international, le Français Dominique Strauss-Kahn, fait l'objet d'une enquête concernant un possible abus de pouvoir dans le cadre d'une liaison avec une subordonnée. Cette affaire, révélée samedi par le Wall Street Journal, survient en pleine crise financière et bancaire internationale qui a conduit plusieurs pays à solliciter l'aide de l'organisation internationale. "Une accusation a été portée concernant un comportement personnel inapproprié du directeur général", a déclaré Masood Ahmed, principal porte-parole du FMI, cité par le Wall Street Journal. "Toutes les accusations, notamment lorsqu'elles concernent la direction, doivent faire l'objet d'une enquête", a-t-il ajouté. Dans un communiqué, Dominique Strauss-Kahn reconnaît avoir eu une liaison. Il précise que l'"incident qui s'est produit dans ma vie privée" a eu lieu en janvier 2008. "A aucun moment, je n'ai abusé de ma position de directeur général du Fonds", dit-il. "J'ai coopéré et je continuerai de coopérer avec un conseil extérieur au FMI concernant cette affaire". L'ancien ministre socialiste de l'Economie et des Finances a été élu en septembre 2007 à la tête de l'organisation internationale qui fournit une expertise et dans certains cas, des prêts, à ses 185 pays membres. Sa candidature, soutenue par l'Union européenne et les Etats-Unis, avait été avancée par Nicolas Sarkozy, dans le cadre de sa politique d'ouverture. Il avait été battu par Ségolène Royal dans la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007. RÉSULTATS AT |