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FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) ne s'attend pas à ce qu'inflation devienne négative en 2009, mais l'évolution future dépendra en grande partie des prix du pétrole et des autres matières premières, a déclaré son président Jean-Claude Trichet dans une interview à Reuters Television. La BCE a réduit ses taux de 50 points de base ce même jour, sa deuxième baisse de cette ampleur en moins d'un mois , et Trichet a ajouté ne pas exclure une nouvelle baisse lors du prochain Conseil des gouverneurs de décembre. Il n'a pas voulu en revanche commenter la taille de cette éventuelle réduction ou ce qu'imaginent les marchés, rappelant que la BCE ne s'engage jamais par avance. Le président de la banque centrale a souligné que les baisses de taux étaient devenues possibles en raison de l'atténuation des risques sur les prix, et il s'attend à ce que l'inflation tombe dans le courant de 2009 en dessous du plafond de 2% que vise la BCE. "Nous avons regardé de très près quels étaient les risques pour l'inflation future et la stabilité des prix et nous avons constaté qu'il y avait une diminution significative de ces risques pour l'inflation a venir", a-t-il dit à Reuters. "Nous avons également constaté que nous avions très significativement regagné le contrôle des anticipations d'inflation (...)" "Donc au total, nous avons décidé de diminuer les taux d'intérêt de 50 points de base après une diminution de 50 pdb intervenue il y a moins d'un mois, donc cela fait 100 points de base en moins d'un mois - parce que nous pouvons, avec ces taux d'intérêt-là, dire a nos concitoyens (...) nous allons vous donner la stabilité des prix en ligne avec notre définition - moins de 2%, proche de 2% - et cela dans le courant de l'année 2009", a ajouté Jean-Claude Trichet. Il a précisé que si l'indice IPCH allait décroître de manière significative, il ne serait toutefois certainement pas négatif. Krista Hughes et Rachel Armstrong, version française Gilles Guillaume
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