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DOUAI, Nord (Reuters) - La France entend toujours assainir le plus vite possible ses finances publiques même si son plan de relance aura pour effet de les détériorer dans un premier temps, a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy. "Nous n'abandonnons pas l'objectif d'assainir le plus vite possible nos finances publiques," a-t-il dit lors d'un discours à Douai (Nord). Le gouvernement évalue à 0,6 point de PIB l'impact du plan de relance - 26 milliards d'euros - sur la croissance économique et à 0,8 point l'augmentation de ses déficits publics. Il estime cependant, dans un document remis à la presse par la présidence de la République, que l'impact sur les déficits publics sera temporaire et que ceux-ci seront même légèrement moins importants que prévu jusqu'ici en 2012. En revanche, le plan de relance creusera la dette publique "d'un peu plus de 20 milliards d'euros", précise ce document. "Nous n'avons pas le choix," a affirmé le chef de l'Etat à Douai. "Ne rien faire nous coûterait beaucoup plus cher". Le gouvernement estime que l'impact sur les déficits publics, selon les règles européennes, sera d'environ 17 milliards d'euros, dont 15,5 milliards en 2009, et qu'il sera pour l'essentiel limité à l'année prochaine. Toujours selon le document distribué par l'Elysée, l'impact sur le déficit public ne serait plus que de 0,1 point de PIB en 2010. "La plupart des dépenses sont temporaires et n'ont plus aucun effet à partir de 2011. Certaines mesures constituent même l'application de dépenses qui étaient programmées et n'auront donc plus à être versées en 2011 et 2012", lit-on encore dans ce document. De ce fait, "l'objectif de déficit public pour 2012 devrait être revenu (...) à environ -1% du PIB" au lieu de -1,2% dans les prévisions actuelles, ajoute l'Elysée, qui juge le plan de relance "compatible avec la stratégie de retour à l'équilibre des comptes publics". Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que la crise devait permettre une remise à plat de la politique européenne de la concurrence. "Il faudra bien se poser la question de la politique européenne de la concurrence qui ne permet pas à l'économie européenne de jouer à armes égales avec le reste du monde, où la concurrence est peut-être un moyen mais jamais une fin, même dans les pays les plus libéraux," a-t-il dit. "Il faudra bien se poser la question du régime des aides d'Etat ou de celui des concentrations. Ces questions, elles se posent déjà. On ne pourra plus y répondre après la crise comme on y répondait avant", a-t-il ajouté. Yann Le Guernigou, Véronique Tison, Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet
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