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PARIS (Reuters) - Si les turbulences sur les marchés financiers s'apaisent, la "complaisance est absolument hors de propos" dans la situation actuelle, prévient le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet. "Il y a des marchés sur lesquels une sérieuse correction a déjà été opérée et dont on peut dire qu'ils retournent progressivement à une situation plus normale", dit-il sur le site d'informations en ligne Mediapart. "Il y a d'autres domaines dans lesquels la correction est en court. Nous avons toujours des tensions sur le marché monétaire, qui reflètent des tensions qui se produisent ailleurs (...) Les décisions prises jusqu'à présent, à mon avis, ont été bien inspirées, des deux côtés de l'Atlantique. Mais, dans la situation présente, la complaisance est absolument hors de propos", ajoute-t-il. Pour Jean-Claude Trichet, la hausse actuelle des prix des matières premières et de l'énergie est comparable au choc pétrolier du début des années 70. Aussi, le président de la BCE met-il en garde contre une répétition des erreurs commises à cette époque. Pour lui, "une des leçons fondamentales de la période de grande inflation des années 70, est que si les banques centrales considèrent qu'elles ne sont pas responsables de l'inflation, celle-ci va vagabonder." "La mauvaise réaction à la crise pétrolière a provoqué un énorme ralentissement de la croissance et nous avons payé ces erreurs d'un prix très élevé", rappelle Jean-Claude Trichet qui mentionne la période de forte inflation et le début du chômage de masse en Europe. Service français
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