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WASHINGTON (Reuters) - L'administration Bush a fait état de sa déception à propos des derniers chiffres de l'emploi aux Etats-Unis et laissé entendre qu'une récession était possible, tout en se voulant optimiste sur une reprise rapide. L'économie américaine a perdu 80.000 emplois au mois de mars, sa plus grosse perte en cinq ans, après en avoir détruit 152.000 les deux mois précédents. Le taux de chômage est passé de 4,8% en février à 5,1%. "Nous ne sommes bien sûr pas satisfaits des chiffres de l'emploi", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche Tony Fratto. "La faiblesse de ce trimestre était attendue avec une croissance économique quasi-plate et un marché de l'emploi maussade. C'est pourquoi nous avons fait avancer rapidement le plan de relance", a-t-il ajouté. Les chiffres de l'emploi ont accru les craintes de récession, mais la Maison blanche a réaffirmé sa position : le fait qu'il y ait ou pas une récession est déterminé par le Bureau national de la recherche économique. "Il n'y a pas de signe qu'une récession ait déjà commencé", a déclaré Robert Gordon, professeur à l'université de Northwestern et membre du Bureau. Le principal économiste du secrétariat au Trésor, le Secrétaire adjoint chargé de la politique économique, a indiqué lors d'un point de presse qu'il était d'accord avec le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke qui n'a pas exclu la possibilité d'une récession. LES DÉMOCRATES POUR UNE 2E RELANCE Mais il a ajouté que la qualification de la situation était moins importante que de savoir ce que faisait le gouvernement pour y remédier. "Nous savons qu'il y a un ralentissement", a déclaré Phillip Swagel. "Quel que soit le niveau précis de la croissance du PIB, nous savons que la croissance va être considérablement inférieure à son potentiel et que cela va se voir dans toutes les choses qui sont importantes pour les Américains", a dit Phillip Swagel en faisant allusion à l'emploi et aux revenus. Il y a un mois, le président du groupe des conseillers économiques de la Maison blanche, Ed Lazear, avait indiqué que le gouvernement avait abaissé ses prévisions économiques pour le premier trimestre. Il avait dit à l'époque ne pas savoir si l'économie se contracterait au premier trimestre, mais qu'une expansion de seulement 0,5% serait un sujet de préoccupation. La Maison blanche estime toutefois que l'économie va repartir dans le courant de l'année. Selon Phillip Swagel, le plan de relance, qui prévoit des remboursement d'impôts de 1.200 dollars par foyer à partir de mai, permettra de créer 500.000 à 600.000 emplois d'ici la fin de l'année, pour la plupart dans les services. Les mauvais chiffres de l'emploi ont incité l'opposition démocrate, majoritaire au Congrès, à demander des mesures plus énergiques pour aider les propriétaires en difficulté ainsi qu'un autre plan de relance. "Nous avons besoin d'un programme économique qui reconstruise l'Amérique et offre une aide véritable à la classe moyenne", a déclaré Ram Emanuel, un représentant de l'Illinois. "Le Congrès démocrate va maintenant commencer à travailler sur un selon plan de relance pour aider les familles américaines et remettre notre économie sur les rails".
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