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LONDRES (Reuters) - Les cours du pétrole subissent de légères prises de bénéfice après une série de records qui ont porté le baril de brut léger américain à plus de 126 dollars en fin de semaine dernière. L'intérêt des investisseurs est aussi freiné par le raffermissement du dollar, qui profite des anticipations de pause dans le cycle de baisse des taux d'intérêt américains. Vers 15h30 GMT, le contrat juin sur le brut léger américain perdait 0,5% environ, à 125,22 dollars le baril après avoir atteint 126,40 dollars, un nouveau record après celui touché vendredi à 126,27 dollars. Le Brent cédait près de 1% ou 1,1 dollar à 124,20 dollars. À 126 dollars le baril, les cours du pétrole ont fait un bond de près de 14% depuis le 1er mai. Cette nouvelle flambée s'explique notamment par des achats spéculatifs et par des craintes de baisse des stocks mondiaux de gasoil et de fioul domestique liées à des perturbations de production au Nigeria et en mer du Nord. Les cours du gasoil restent à des niveaux élevés, de qui exerce une pression haussière sur l'ensemble des cours pétroliers. Le marché pétrolier surveille aussi la situation géopolitique au Proche-Orient, où la Turquie a lancé ce week-end de nouvelles opérations militaires contre des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak. À cela s'ajoute la tension au Liban, pays qui ne produit pas de pétrole mais où les affrontements intercommunautaires ont un impact sur les relations avec son voisin israélien. Ainsi, les cours du brut avaient grimpé à l'été 2006, lorsque l'armée israélienne avait envahi le Liban pour tenter d'écraser le Hezbollah.
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