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PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), apporte de nouveau son soutien au plan Paulson mais insiste dans un entretien à paraître dans le Journal du Dimanche sur la nécessité de réformer ensuite en profondeur le système financier mondial. Le plan de 700 milliards de dollars élaboré par le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson, qui vise à racheter les créances douteuses des établissements bancaires américains, continuait ce samedi de faire l'objet de tractations au Congrès. "Pour l'instant, on éteint l'incendie. C'est ce qu'il faut faire dans l'immédiat, et c'est ce que font les autorités américaines. Mais après, nous devrons tirer les conséquences de ce qui vient d'arriver: donc réglementer très précisément les institutions et marchés financiers", explique Dominique Strauss-Kahn au JDD. Le FMI, affirme-t-il, est prêt à devenir l'organisme de contrôle de la finance internationale si le mandat lui en est donné. Sur la situation économique, l'ex-ministre socialiste de l'Economie évoque un ralentissement "sérieux et durable" de la croissance mondiale mais souligne que "l'économie réelle ne s'effondre pas, les monnaies ne basculent pas, les banques centrales parviennent à gérer la crise financière". "DSK" rappelle que le patron du FMI, par tradition, ne s'exprime pas sur la situation économique de son pays mais il exprime son désaccord avec le président Nicolas Sarkozy qui prône un assouplissement des règles budgétaires en Europe. "S'il faut ajouter à l'anarchie financière le laisser-aller budgétaire, on jouera à l'envers. On ne va pas ajouter de l'endettement à l'endettement !", lance-t-il. Véronique Tison
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