|
LONDRES (Reuters) - Les cours du pétrole sont en hausse mardi en raison de craintes liées aux approvisionnement tandis que persistent les tensions entre l'Iran et les pays occidentaux concernant le programme nucléaire de Téhéran. Vers 11h00 GMT, le brut américain gagne 2,31 dollars ou 1,64% à 142,30 dollars le baril. Le Brent de la mer du Nord progresse de 1,8% ou 2,51 dollars à 142,34 dollars. Les craintes pour l'approvisionnement en pétrole et l'inquiétude quant à l'acheminement de l'or noir ont contribué à pousser le prix du baril de brut US à un record à 143,67 dollars le baril, lundi. En cas d'attaque contre son territoire, l'Iran mettrait en place des contrôles sur les livraisons passant par le détroit d'Ormuz, a déclaré le commandant des Gardiens de la Révolution cité par un quotidien iranien paru samedi. Les Etats-Unis craignent que l'Iran ne mine le détroit, a indiqué l'Energy Information Administration (EIA). Environ 40% du commerce mondial du pétrole passe par le détroit d'Ormuz. Dans un rapport publié mardi, l'Agence internationale de l'Energie prévoit que l'offre mondiale de pétrole augmentera plus lentement que prévu jusqu'en 2013, ce qui laissera peu de capacités en réserve sur le marché malgré un ralentissement de la hausse de la demande. En outre, le roi Abdallah d'Arabie saoudite a estimé qu'une augmentation de la production de pétrole ne permettrait pas de faire baisser les cours car la hausse est due à la spéculation et à la fiscalité. Le marché attend maintenant le point sur l'état des réserves américaines qui sera publié mercredi. Selon une enquête préliminaire de Reuters, les stocks de brut aux Etats-Unis devraient avoir baissé de 200.000 barils la semaine dernière, ceux de produits distillés devraient être en hausse de 1,4 million de barils et ceux d'essence de 100.000 barils. Les cours du brut ont augmenté de 40% cette année, ce qui commence à affecter la demande aux Etats-Unis, premier consommateur mondial, mais le marché ne semble pas prendre en compte ce facteur pour l'instant. La demande américaine a été en avril de 863.000 barils par jour inférieure à ce qui avait été précédemment estimé et en baisse de 811.000 bpj sur un an, ce qui la ramène à son plus bas niveau depuis six ans. Version française Danielle Rouquié
|