Sale journée pour Lara Croft. SCI Entertainment, le principal éditeur de jeux vidéo de Grande Bretagne, surtout connu pour avoir produit la saga à succès Tomb Raider, a vu son titre chuter de près de 50% à la bourse de Londres ce matin dans des volumes record. Un plongeon vertigineux qui survient après que la société ait indiqué hier soir que la société ne serait pas reprise.
'Opportunités commerciales et stratégiques'
Le conseil d’administration de SCI est en effet parvenu à la conclusion qu’il ne «pensait plus qu’une vente de la société à sa valeur plénière soit envisageable en ce moment». La société, pourtant, s’est engagée à explorer les «opportunités commerciales et stratégiques» qui se sont présentées lors des discussions avec des partenaires non identifiés.
Déçus par cette annonce, les actionnaires, qui ont déserté le titre en masse, ont également été sensibles à une seconde mauvaise nouvelle : la société a en effet averti qu’elle risquait d’enregistrer des pertes sur l’exercice fiscal 2008. Pourquoi ? Le jeu «Tomb Raider Underworld», sur lequel SCI fonde beaucoup d’espoirs, devrait désormais sortir à Noël prochain sur six plateformes, alors que ce titre d’Eidos devait initialement être dévoilé en juin prochain, soir trois plateformes.
Le titre Ubisoft dans le sillace de SCI
Les vacances prolongées de l'héroïne préférée de bien des gamers risque donc de faire du tort à l'éditeur, qui ne commencera à engranger des bénéfices grâce à la belle brune que fin 2008, voire début 2009.
Ubisoft, qui s’était intéressé au dossier SCI pendant un temps, avait jeté l’éponge en décembre, estimant que le prix réclamé par la société était trop élevé. Une mésaventure qui était déjà arrivée au britannique, dont les exigences en termes de prix lui avaient coûté un deal.
A mi-séance, le titre SCI s’échangeait à 67,50 pence à la bourse de Londres, accusant une chute de 49,81%. En France, Ubisoft, entraîné par la chute de son confrère britannique, cède 2,59% à, 54,06 euros.
Antoine Pietri