L'étude menée chaque année depuis 1995 par le cabinet Ernst & Young avec l’association Paris Ile de France Capitale Economique, et créée il y a plus de quinze ans par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, apporte des résultats flatteurs pour la région Ile-de-France.
Cette dernière fait ainsi mieux sur les emplois et les implantations en 2007 que ses concurrentes, les 15 principales métropoles européennes.
Locomotive française et européenne
La région francilienne parvient, dans un pays miné par le chômage de masse même si celui-ci est en léger recul, à devenir le bassin d’emploi le plus dynamique d’Europe avec 5 648 emplois créés en 2007, soit une croissance de 44% par rapport à 2006. Sur les cinq dernières années (2003-2007) la région a créé un peu plus de 20 000 emplois.
Deuxième bon point : la région francilienne rivalise avec le Grand Londres qui reste la capitale la plus prisée des investisseurs étrangers. Elle affiche une croissance des implantations internationales de 9% en 2007.
Les investisseurs britanniques sont le deuxième investisseur en France avec16% de part de marché suivis par les allemands avec 14% de part de marché, soit 30% à eux deux. Ils investissent autant que le premier investisseur de nationalité américaine avec environ 30% de parts de marché.
Thierry Jacquillat, président de Paris Ile de France Capitale Economique, salue l’attractivité de cette région avec la «montée en puissance sur l'accueil des fonctions stratégiques». Paris se renforce dans les secteurs de l’électronique (de 4% à 10% de part de marché) et les métiers de la finance (de 4% à 8% de part de marché). L'Ile-de-France passe en 2007 à la première place pour l'implantation des centres de R&D, en faisant ainsi jeu égal avec la Catalogne et Madrid. Par contre, Paris se «désindustrialise».
La locomotive françilienne pourrait encore progresser d’après Paris Ile de France Capitale Economique avec des «investissements massifs» dans les transports, le développement des pôles de compétitivité, une «politique d'accueil performante» vis-à-vis des talents et une nouvelle stratégie de communication.
Laure Gaillard