Le titre du groupe anglais Bradford & Bingley, spécialiste du 'buy-to-let' (prêts à l'investissement immobilier) a donc chuté de 15% suite au départ du fonds américain TPG qui devait à l’origine récupérer 23% de la banque britannique, pour 179 millions de livres (225 millions d’euros).
B&B devait alors lever quelque 258 millions de livres en augmentation de capital, afin d’atteindre un total de 400 millions de livres (500 millions d’euros), nécessaires à son redressement.
Désormais, la banque anglaise doit compter sur une augmentation de capital de 500 millions d’euros.
Dans son communiqué, l’institution financière précise que le prix de souscription reste inchangé à 55 pence par action. Elle rappelle également avoir le soutien de ses actionnaires (Standard Life, M&G, Legal & General et Insight), et que les banques Citi et UBS ont accepté de garantir l'opération.
D’après un communiqué, TPG aurait abandonner son projet en raison d’une note négative de Moody’s. L’agence de notation reste en effet mitigée, voire pessimiste, prédisant une «forte détérioration de la qualité des actifs de la banque» et rappelant l'obligation de celle-ci d'acheter pour 350 millions de livres de crédits immobiliers à l'américain GMAC chaque trimestre. Sans compter de possibles nouvelles dépréciations d'actifs...
A Londres, le titre Bradford & Bingley perd 10,29%.
C.S.