Le géant américain de l’industrie chimique a fait état, au titre du deuxième trimestre, d’un bénéfice net de 762 millions de dollars, en repli de 26% par rapport à la même période un an plus tôt.
Le groupe indique dans un communiqué que l’essentiel de cette dégradation de son résultat a été causée par la flambée des cours de pétrole. Par action, le bénéfice atteint 81 cents, inférieur aux attentes de analystes qui tablaient sur 85 cents par action.
Par division, le chiffre d'affaires des activités plastique de performance et plastique de base a progressé de 18%, le bénéfice d'exploitation a pour sa part reculé de 29% et 26% respectivement.
En revanche, l’activité sciences de l'agriculture a bien résisté, dégageant un bénéfice d'exploitation en hausse de 61%.
Enfin à l’international, le groupe affiche en Europe une croissance de 35% du chiffre d'affaires, quand la zone Amérique du Nord ne progressait que de 10%.
Pétrole trop cher
La hausse des coûts du chimiste américain a été particulièrement forte sur la période, s’élevant à 28,4% sur un an, à 16,3 milliards de dollars.
En cause, l’envolée des prix du pétrole ainsi que des matières premières. Selon le PDG de Dow Chemical, Andrew Liveris, l’évolution du prix de l’or noir a contribué à hauteur de un milliard de dollars aux coûts de son entreprise, par rapport au premier trimestre.
L’impact est d’autant plus inquiétant, que le chimiste avait lancé deux vagues de hausse de ses tarifs, fin mai et fin juin, afin de pallier cet effet négatif.
La première vague comprenait des hausses allant jusqu’à 20%, tandis que la seconde prévoyait un maximum de 25%.
D’après Andrew Liveris, «la mise en place rapide de ces hausses a permis de limiter la compression sur les marges à 130 millions de dollars ce trimestre.»
C.S.