C'est un triste record. L’indice des prix à la production outre-Atlantique a enregistré une hausse supérieure aux attentes, de 1,2% sur le mois de juillet par rapport à juin, et de 9,8% sur un an, soit le rythme de croissance le plus élevé depuis juin 1981.
Hors alimentation et énergie, la progression de l'indice trouve essentiellement son origine dans les augmentations de prix des machines-outils, des équipements de transport et des emballages alimentaires.
L’indice de base (hors alimentation et énergie) a, lui, progressé de 0,7%, a indiqué ce jour le département du travail américain.
Bonne nouvelle toutefois, la progression de l'indice général des prix a, elle, ralenti, notamment du fait d’une moindre hausse des prix de l'énergie (+3,1% en juillet contre +6% en juin) et de l'alimentation (+ 0,3%, après +1,5% en juin).
Au total, les prix des produits intermédiaires ont crû de 2,7% en juillet sur un mois (après +2,1% en juin) et de 16,6% sur un an, et ceux des matières premières ont progressé de 4,2% sur un mois (après +3,7% en juin) et de 51,2% sur un an.
Rappelons que ce matin, les prix à la production en Allemagne en juillet ont atteint un niveau record jamais vu depuis 27 ans, de 2% sur un mois et de 8,9% sur un an. La cause principale : l’envolée des prix de l'énergie…
Repli moins net que prévu des mises en chantier mais un plus bas de 17 ans
Parallèlement, les mises en chantier de logements se sont inscrites en repli de 11% en juillet, s'établissant à 965 000 en rythme annuel, soit un plus bas de 17 ans, selon les chiffres fournis par le département du commerce.
Ce chiffre, certes meilleur qu’attendu par les analystes qui tablaient sur 960 000 mises en chantier. Quant aux permis de construire, ils ont chuté de 17,7% à 937 000, contre 959 000 autorisations attendues.
Les économistes néanmoins plus optimistes pour les Etats-Unis
Un panel de quelque 200 économistes interrogés par Reuters anticipent une probabilité de récession aux Etats-Unis un peu supérieure à 50%, 53% en l'occurrence, alors qu'ils la fixaient à 60% en juillet.
Déjà affectés par un net ralentissement, des premiers signes d'optimisme se manifestent néanmoins aux Etats-Unis.
Le consensus pour la croissance des USA en 2009 a été revu en hausse, mais il faut dire que cela succède à la plus forte révision à la baisse de la projection de croissance annuelle, dans le cadre de l'enquête Reuters, depuis le début de la crise du crédit.
'Il se peut que la récession soit terminée avant même d'avoir commencé', a commenté à Reuters Chris Rupkey (Bank of Tokyo-Mitsubishi à New York).
C.S. (avec agences)