Face à la crise financière, chacun y va de son élément de solution pour trouver une issue. Ainsi, Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, a évoqué, dans un entretien accordé aux Echos, 'une idée personnelle' : lancer un 'grand emprunt d'Etat'. Afin de nourrir cet emprunt, Bernard Accoyer a pensé à une 'amnistie fiscale' pour que les Français rapatrient les capitaux qu'ils ont à l'étranger.
'Pourquoi ne pas réfléchir au lancement d'un grand emprunt d'Etat, pour être en mesure de donner au secteur bancaire les moyens de financer notre économie?', lance le président de l'Assemblée nationale dans Les Echos.
Bernard Accoyer se demande dans Les Echos : 'pourquoi ne pas réfléchir aussi à une amnistie fiscale pour nos compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux, sous condition bien sûr de souscrire à cet emprunt d'Etat ?'. Mais il précise bien vite que cette amnistie ne concernerait pas les 'dirigeants qui ont pu être défaillants'.
En termes de budget, Bernard Accoyer estime que le projet de budget 2009 a été 'préparé avec une grande prudence et une grande honnêteté', même s'il table sur une croissance de 1% alors que le FMI a émis le chiffre de 0,2%.
'Nous devons tous faire des efforts en matière de dépenses publiques. Ainsi, ai-je décidé, pour montrer l'exemple, que l'Assemblée nationale renonce à solliciter une hausse de 3,8% de sa dotation, initialement destinée à financer la mise en place des deux nouvelles commissions permanentes et le développement de l'évaluation et du contrôle du gouvernement, prévus par la réforme institutionnelle', explique Bernard Accoyer aux Echos.
La France vient de mettre en place la SPPE (Société de prises de participation de l'Etat). Cette 'structure juridique' qui bénéficie de 'la garantie explicite de l'Etat' peut venir en aide aux banques en difficulté. Cette société a la possibilité d'emprunter au marché par le biais de l'Agence France Trésor afin de tenir assistance aux banques pour leur éviter d'être 'acculée[s] à la faillite', a expliqué le Premier ministre ce mercredi.
Au-delà d'une possibilité de recapitalisation, François Fillon a souligné qu'avec la SPPE, l'Etat se donnait aussi les moyens de 'maîtriser la stratégie et la gestion' des établissements en difficulté. Les interventions de l'Etat français sur la banque Dexia, en grande difficulté, en sont une première illustration.
C.L.