La mise en place de la nouvelle version d'Alitalia apparaît entravée sur le plan social. En effet, les négociations avec les syndicats des employés semblent bloquées alors que l'Unione Piloti expliquait hier se mettre en retrait des discussions, exigeant des négociations séparées.
Pour débloquer la situation, le gouvernement italien aurait accepté d'endosser le rôle du médiateur, selon Il Sole du jour.
Le bug du contrat unique
Le conflit oppose la direction de la future Compagnie Aérienne Italienne (CAI) aux employés d'Alitalia à propos d'un type de contrat unique que la première voudrait imposer aux seconds. Après avoir rejeté cette proposition, certains syndicats ont même indiqué hier qu'ils étaient prêts d'abandonner les négociations pour l'instant.
Ainsi, Roberto Spinazzola, secrétaire général du syndicat Union Piloti, a déclaré : 'Nous demandons des négociations séparées pour lesquelles nous restons disponibles'.
Les syndicats des employés d'Alitalia sont également fermement opposés au plan comprenant environ 3 250 suppressions d'emplois lors de la création de la nouvelle compagnie aérienne. Les syndicats ont théoriquement jusqu'à jeudi prochain pour négocier leurs conditions.
Par ailleurs, ADR et Sea, sociétés gestionnaires des aéroports de Rome et Milan, se sont rapprochées afin de réclamer l'argent que la compagnie Alitalia leur doit.
En ce qui concerne Air France-KLM, le groupe français a de nouveau confirmé être intéressé par une prise de participation minoritaire dans le capital de la nouvelle Compagnie Aérienne Italienne. Pour s'assurer une viabilité de long terme (les 16 investisseurs n'étant bloqués au capital que jusqu'en 2013), la CAI aurait bien besoin d'un partenaire international.
C.L.