Bull, le spécialiste français dans le développement et l'intégration de matériels et de systèmes informatiques, a présenté un premier semestre sans envergure, stable tout au plus.
Dans le détail, le groupe a publié ce matin un bénéfice net de 4,7 millions d'euros (contre 4,5 millions d'euros au 1er semestre 2007), et un bénéfice d'exploitation (Ebit) de 11,5 millions d'euros, en progression de 21% sur un an. De fait, la marge d'exploitation s’accroît de 2,1%, contre 1,7% un an plus tôt.
Toutefois, sur le six premiers mois de l’année, la marge brute, elle, recule de 2 points et s'établit à 124 millions d'euros, soit 22,5% du chiffre d'affaires.
Le chiffre d'affaires justement s’établit à 550,6 millions d'euros, contre 550,2 millions un an plus tôt. Quant aux ventes sur ce semestre, à périmètre et taux de change constants, elles progressent de 2,1%.
Alors que toutes les activités du groupe sont en repli, c’est l’activité Services & solutions -qui représente 44% du chiffre d'affaires- qui a été le «premier moteur de croissance lancé en 2005». Cette branche a ainsi enregistré 20% de croissance sur un an. De 11,7% au premier trimestre, cette croissance s'est accélérée à 27,4% au deuxième trimestre, soutenue notamment, précise le groupe, par une forte activité en France et en Espagne.
Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si Bull a engagé une importante transformation de ses activités cette année, avec pour objectif notamment de réaliser la moitié de son chiffre d'affaires dans les services dès 2009, contre 40% actuellement.
En effet, la branche matériel et produits intégrés a perdu 2,4%, malgré un redressement au deuxième trimestre. Le groupe compte sur «la montée en puissance» de ses nouvelles offres stratégiques telles que le calcul haute performance (HPC), «le deuxième moteur de croissance du groupe», selon Didier Lamouche.
Optimisme
Au total, ces résultats sont jugés «solides et prometteurs» par le PDG, qui explique que Bull vient de «passer un cap important au premier semestre».
Didier Lamouche reste cependant prudent en termes de précisions, étant donné l’«environnement économique tendu, il est préférable d'afficher des objectifs raisonnables et prudents», a-t-il souligné.
Bull confirme donc les objectifs déjà fixés en février, dont un bénéfice d'exploitation compris entre 23 et 27 millions d'euros, contre 25 millions en 2007.
A Paris, autour de 11h, le titre, qui a perdu plus de 40% depuis le début de l'année, affiche une progression de 2,30%, à 2,22 euros.
C.S. (avec agences)