Gazprom avait déclaré ses intentions dès le mois de mars dernier : le géant russe souhaite augmenter les prix du gaz livré en Europe. Il l’a finalement confirmé mercredi, annonçant du coup une hausse plus forte que prévu.
Gazprom impacté par le dollar et le pétrole
Comme la déclaré lors d'une conférence à Bakou Alexeï Miller, PDG de Gazprom, le prix du gaz en Europe dépassera 500 dollars pour 1 000 m3 de gaz. En mars dernier, l’estimation n’était que de 400 dollars pour un prix de 370 dollars.
Comment justifier une telle hausse plus forte que prévu ? Gazprom avance la faiblesse du dollar qui rogne sur le pouvoir d’achat du groupe. Une hausse des prix, en plus de permettre de récupérer les marges perdues, est facile à répercuter au vu de la demande en gaz.
Et si la demande diminue ou que le groupe connaît des problèmes d’approvisionnement, la chute en volume pourrait être compensée par une hausse en valeur.
En outre, le prix du gaz étant impacté par celui du pétrole, la flambée de l’or noir impacte le groupe. A noter que selon le patron de Gazprom, si le pétrole atteint 250 dollars, estimation plausible selon lui, le prix pourrait même monter à 1 000 dollars.
Gaz de France souhaite aussi augmenter ses tarifs
Dans la conjoncture actuelle, il n’est pas étonnant que la plupart des groupes gaziers souhaitent augmenter leurs prix, à l’image de Gaz de France.
Ainsi, si le pétrole dépasse de façon durable les 140 dollars, seuil qu’il a largement dépassé ces derniers jours, le groupe français ne cache pas sa volonté d’augmenter ses tarifs.
«Le prix du gaz que nous payons (...) est indexé sur l'évolution du pétrole», rappelle Jean-François Cirelli sans préciser l’ampleur de la hausse. Il faut savoir que les contrats d’approvisionnements sont révisés mensuellement.
Le Parisien/ Aujourd'hui en France avait annoncé que le gaz pourrait augmenter de 9,5% dès juillet. Une information démentie par Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, et par Christine Lagarde, ministre de l'Economie, alors que le ministère de l’écologie a déclaré ne pas avoir reçu de demandes de la part de GDF.
Mais qu’en sera-t-il pour les prochains mois ? «Ça, on verra...», a précisé à Reuters la ministre de l’Economie.
W.A.