Le tribunal de première instance a donc confirmé le jugement rendu en 2002, visant le numéro un mondial du ciment, Lafarge ainsi que celui des autres accusés.
Ces derniers devront s’acquitter d’une amendes de 85,8 millions d’euros pour l’allemand Knauf, de 4,32 millions d’euros pour le belge Gyproc, et 118,8 millions d’euros au lieu de 138,6 millions d’euros pour l’anglais BPB qui a suffisamment coopéré avec la Commission.
Mais la cible principale était bien Lafarge, considéré comme le principal fautif étant donnée sa taille et son poids dans le secteur.
Pour la Commission européenne, qui estime que 80% des consommateurs européens auraient été affectés par cette entente illicite sur les prix, l’objectif de l’amende était clairement de créer «un effet dissuasif réel».
D’autant que le manque de coopération du groupe de BTP français était patent, selon la Commission. Ce dernier avait indiqué en 2002 que l’amende infligée représentait 2,5 fois son chiffre d'affaires annuel dans les plaques de plâtre sur les marchés britannique et allemand.
Son porte-parole a par ailleurs rappelé que son groupe ayant «passé une provision en 2002 à la suite de cette amende, il n'y aura pas d'impact matériel sur le groupe».
L'enquête de la Commission a débuté en 1998 avec des perquisitions dans des locaux des entreprises incriminées.
A Paris, le titre Lafarge perdait 2,48% autour de 12h30, à 87,79 euros., dans un marché lui même en forte baisse.
C.S.