Essuyant de lourdes pertes depuis le début de l’année (-35,32% depuis le 1er janvier), le titre PPR amorce son retour en grâce depuis quelques jours.
Ce sont ses résultats au titre du second trimestre qui semblent confirmer son rebond. PPR a ainsi enregistré une croissance organique de ses ventes de 5,1% au deuxième trimestre, supérieure aux 4,1% anticipés par les analystes interrogés par Reuters.
Jusqu’à présent, le groupe dirigé par François Pinault avait été fortement touché par le ralentissement économique et ses effets sur la consommation, or les chiffres du second trimestre font apparaître des performances nettement meilleures qu'attendu dans le pôle luxe.
Du reste, dans ce pôle, la marque Gucci, la plus rentable, a enregistré une croissance interne de 11%, tandis que les autres marques du groupe, notamment Yves-Saint Laurent ou le maroquinier italien Bottega Veneta, ont conservé un niveau de croissance élevée.
Dans la grande distribution, le recul des ventes de Redcats (vente à distance) s’est limité à 3,9%, moins mauvais qu’attendu, tandis que les ventes de Conforama gagnaient 1,7% en ligne avec les prévisions.
Mais c’est surtout la Fnac qui opère la plus grande surprise, avec des ventes en croissance de 3,1%, et Puma, le fabricant allemand d'équipements sportifs détenu à 68% par PPR, dont les ventes ont crû de 11%.
Malgré ces résultats rassurants, nombre d’analystes considèrent encore ces chiffres comme trop inférieurs à ceux de 2007, et évoquent même un manque de visibilité dans la distribution pour la fin de l’année.
Selon JP Morgan, la valeur est jugée «nettement» sous-évaluée. La banque se montre par ailleurs confiante sur le bilan du groupe au vu de sa «forte capacité de génération de trésorerie».
A 15h15, le titre PPR grimpait de 6,34%, à 70,82 euros.
C.S.