PLUS: Peugeot, un parfum de déjà vu
DOW JONES NEWSWIRES
PARIS (Dow Jones)--Ceux qui avaient sous-estimé Peugeot ont manqué le coche cette année.
Le constructeur automobile s'est bien mieux sorti que prévu du marasme économique - il a dépassé ses propres objectifs - et l'action a doublé de valeur. En Europe, seul l'italien Fiat affiche une meilleure performance boursière. Peugeot a annoncé jeudi qu'il devrait à nouveau générer de la trésorerie d'ici la fin de l'année.
De fait, le lancement opportun d'une nouvelle gamme de véhicules a permis au groupe de tirer le meilleur parti d'un généreux prêt d'Etat et d'une série de programmes européens de primes à la casse pour gagner des parts de marché. Mais le redressement durable de sa rentabilité sera une autre paire de manche. La marge opérationnelle de Peugeot reste inférieure de six points de pourcentage à la moyenne de ses concurrents Daimler, Fiat, Honda, Hyundai et Volkswagen.
Parachuté en début d'année à la tête de l'entreprise familiale, Philippe Varin, l'ancien patron du sidérurgiste Corus, a présenté une série de mesures pour combler l'écart. Plusieurs d'entre elles sont astucieuses. Il a déjà simplifié la hiérarchie et promet de continuer. Il veut réduire d'un cinquième le temps nécessaire à la fabrication d'un véhicule.
L'accent mis sur le marché des entreprises pourrait soutenir les ventes. En Europe, Peugeot est bien placé pour profiter de la croissance du marché des petits véhicules propres.
Mais le plan de Philippe Varin a aussi un air de déjà-vu.
L'amélioration attendue de la performance opérationnelle de 3,3 milliards d'euros proviendra à 45% d'une accélération de la croissance en Chine, en Amérique latine et en Russie. Ce qui n'est pas sans rappeler l'ancien plan 2006-2010 du groupe, qui avait manqué de peu ses objectifs, en bonne partie à cause de la récession.
Peugeot peut maintenant affiner sa gamme de produits pour mieux répondre aux goûts des marchés émergents, mais d'autres constructeurs, européens comme asiatiques, veulent aussi capter une part de cette croissance. Dans le même temps, les marges sont sous pression en Asie comme en Europe. Les coûts de production en Chine ont atteint 94% des coûts de production aux Etats-Unis l'année dernière, contre 78% en 2005.
Philippe Varin a redonné un but à Peugeot. Mais le constructeur automobile n'a toujours la taille critique. Il lui faudra plus qu'une seule amélioration de ses piètres performances opérationnelles pour prouver qu'il a redressé durablement sa rentabilité et réduire l'écart avec ses concurrents en termes de ratio cours sur bénéfice. Sur la base des prévisions 2011, l'écart reste de 20%.
- Matthew Curtin, Dow Jones Newswires
Publié le 13 novembre 2009 Copyright © 2009 Dowjones
Actualités
Suite »
- 20/11 : Renault prépare une gamme de moteurs trois cylindres (DJ)
- 18/11 : REPETE:ECHO BOURSE: Peugeot: part Faurecia va être… (DJ)
- 18/11 : ECHO BOURSE: Peugeot: part dans Faurecia va être… (DJ)
- 18/11 : Faurecia émet une obligation convertible de EUR175… (DJ)
- 16/11 : Europe: Immatriculations véhicules neufs +11,2%… (DJ)
Actualités sectorielles
Suite »
- 20/11 : Brazil Offers Tax Incentives For Local Ford Unit To… (DJ)
- 20/11 : Burelle S.A. : Déclaration des transactions sur actions… (CN)
- 20/11 : Burelle S.A. : Déclaration au titre de l'article 223-16… (CN)
- 20/11 : Renault prépare une gamme de moteurs trois cylindres (DJ)
- 20/11 : PRESSE:VEB prêt à financer programme investissement… (DJ)


