L'effondrement des cours est d'autant plus spectaculaire que les volumes d'échanges sont insignifiants (à peine 3MdsE négociés à Paris), en l'absence de nombreux intervenants qui ont fait le pont lundi et mardi.
C'est Wall Street qui plombe l'ambiance depuis lundi après-midi avec l'effondrement de General Motors (-17% après -23% la veille) qui inscrit un nouveau plancher historique à 2,75$ (la capitalisation boursière du N°1 de l'automobile aux USA tombe sous la barre symbolique des 1,5Md$ alors que les opérateurs n'osent plus croire à un plan de relance qui tirerait le constructeur d'affaire).
American Express dévisse de -5,2% bien qu'ayant obtenu le statut de banque afin de bénéficier du plan d'aide de l'Etat américain. Mais les opérateurs estiment qu'après les déboires du marché du crédit hypothécaire américain, c'est désormais l'industrie des cartes de crédit qui se retrouve en 1ère ligne du fait des difficultés des consommateurs aux Etats-Unis.
Le Down Jones dévisse de -250Pts (-2,8%) et le 'S&P500' plonge de -3,3% dans le sillage des valeurs financières puis du géant Intel (-5,5%).
En Europe, c'est la débâcle généralisée avec -5,15% à Francfort, -5% à Milan, -4% à Madrid... et l'E-Stoxx50 dévisse de -5,5% à 2.480Pts.
Les opérateurs européens n'ont visiblement tenu aucun compte du chiffre moins mauvais que prévu publié par l'institut Allemand ZEW: son baromètre de la conjoncture remonte de -53,5 points ce mois-ci, contre -63 points en octobre, un niveau toujours très inférieur à sa moyenne historique de +27,1 points.
Les autorités monétaires continuent toutefois à se mobiliser pour apaiser les craintes, la Fed a fait part de son intention de mettre à disposition 150 milliards de dollars lors d'une opération de refinancement à 17 jours destinée à fournir aux banques les liquidités suffisantes pour passer les derniers jours de l'année, période traditionnellement tendue en matière de trésorerie. Cette somme sera mise à la disposition des banques le 22 décembre.
Du côté des sociétés parisiennes, les valeurs financières sont particulièrement mal orientées à l'image de BNP Paribas (-9,2%) qui doit faire face à une accusation de délit d'initié au Japon. La Société Générale plonge de 8,3% et le Crédit Agricole de -7% avant la publication prévue jeudi de ses résultats trimestriels. Axa chute de son côté de -9% et l'exception qui confirme la règle parmi les financières, c'est Dexia qui progresse de +2,5% après avoir confirmé les rumeurs selon lesquelles le groupe envisagerait de céder tout ou partie de FSA, sa filiale de rehaussement d'obligations municipales.
Le secteur du luxe est également sous pression avec un repli de -10,8% pour LVMH qui signe la plus forte baisse du CAC) puis de -8,7 pour PPR. Hermès se distingue une nouvelle fois par une hausse à contre-courant de la tendance générale: +4,5%.
Lafarge abandonne 5% alors que les spécialistes de Standard & Poor's ont décidé de dégrader leur note court terme, ainsi que leur perspective, sur le groupe de matériaux de construction... et saint Gobain dévisse de -6,8% dans son sillage.
Total chute de -4% et Vallourec de -5% alors que le baril de pétrole menace à présent d'enfoncer sans ambiguïté le seuil graphique et psychologique des 60$ (à 59$ ce soir sur le NYMEX).
L'or perd également plus de 2%, entraîné par le repli général des matières premières.
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Publié le 11 novembre 2008 Copyright © 2008 CercleFinance





