NEW YORK (Reuters) - Citigroup va supprimer 10% de ses effectifs, apprend-on auprès d'une source proche de la situation, alors que la banque d'investissement tente de renouer avec les bénéfices et que son directeur général Vikram Pandit fait l'objet de critiques de plus en plus vives.
Ces compressions de personnel devraient représenter 35.000 postes environ et elles résulteront de licenciements et de la vente de filiales, a précisé la source. Cette année, Citigroup a déjà détruit 23.000 emplois.
Michael Hanretta, porte-parole de Citigroup, a refusé de commenter cette information. Dans une note, Vikram Pandit a indiqué qu'une assemblée extraordinaire destinée aux employés serait organisée lundi à 13H00 GMT lors de laquelle les projets de la banque seront évoqués.
Depuis qu'il a remplacé Charles Prince, en décembre dernier, Vikram Pandit a fait de la réduction des coûts sa priorité et a annoncé un plan de vente d'actifs représentant 400 milliards de dollars.
Il fait cependant l'objet de vives critiques de la part de nombreux investisseurs qui lui reprochent de ne pas être parvenu à reconstruire de manière durable l'établissement new-yorkais.
L'action de la banque est passée sous les dix dollars, ce qui ne lui était pas arrivé depuis sa création en 1998, quand Travelers Group et Citicorp avaient fusionné.
Vendredi, l'action de Citi a toutefois terminé en hausse de 0,72% alors que le Dow Jones a chuté de plus de 4% et que l'indice américain du compartiment bancaire a reculé de 5,19%.
"La stratégie actuelle n'a pas changé depuis plus d'une dizaine d'années", commente William Smith, directeur général de Smith Asset Management.
"Je me demande combien de trimestres encore cela va-t-il pouvoir durer."
Dan Wilichis, version française Nicolas Delame
Publié le 14 novembre 2008 Copyright © 2008 Reuters





