
FRANCFORT (Reuters) - Daimler, le propriétaire de Mercedes-Benz, est en discussions avancées sur l'acquisition d'une partie du capital de Porsche, rapporte le magazine allemand Manager sur son site internet, en citant des sources financières.
Le président du directoire de Daimler, Dieter Zetsche, et son homologue de Porsche, Wendelin Wiedeking, avaient déjà discuté fin mai de diverses éventualités, ajoute-t-il.
Une source du secteur a déclaré à Reuters que l'information pouvait être prise au sérieux.
Parallèlement, une autre source proche du dossier a jugé qu'il n'était pas surprenant que différents acteurs du secteur se parlent. Mais "nous ne sommes absolument pas près d'un accord", a-t-elle ajouté.
Un porte-parole de Daimler a qualifié de "pure spéculation" les informations de Manager Magazin et un porte-parole de Porsche a dit ne pas être informé de l'existence de pourparlers avec Daimler.
Un représentant de Volkswagen n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.
Daimler a récemment renforcé son bilan en faisant entrer le fonds souverain d'Abou Dhabi International Petroleum Investment Company (IPIC) à son capital à hauteur de 9,1%, pour un peu moins de deux milliards d'euros.
L'article mis en ligne par Manager explique que Daimler pourrait prendre une participation dans Porsche par le biais d'une augmentation de capital ou en rachetant à Porsche des produits dérivés convertibles en actions Volkswagen.
D'importantes plus-values sur des dérivés liés aux actions Volkswagen ont soutenu les résultats financiers de Porsche ces derniers mois, compensant la chute de ses ventes, comme l'ont montré les chiffres présentés vendredi par le groupe de Stuttgart.
Porsche détient 51% environ des actions ordinaires de Volkswagen. Il avait initialement annoncé son intention de monter à 75% du capital du premier constructeur généraliste européen, afin de le contrôler totalement, mais il a dû renoncer à ce projet début mai.
Le constructeur de voitures de sport est en effet affaibli par l'endettement accumulé au fil de sa montée au capital de Volkswagen, une dette qu'il n'est pas parvenu à refinancer ces dernières semaines.
Il a dû faire appel à l'aide de l'Etat allemand et a parallèlement engagé des discussions en vue de l'entrée à son tour de table du fonds souverain du Qatar QIA (Qatar Investment Authority).
Eva Kühnen, Christiaan Hetzner, Edward Taylor, Jan Schwartz et Hendrik Sackmann, version française Marc Angrand
Publié le 19 Juin 2009 Copyright © 2009 Reuters




