
BERLIN (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré samedi que sa conversation avec le président américain Barack Obama avait été décisive dans les négociations ayant abouti à l'accord sur la reprise d'Opel.
Les modalités contractuelles de la reprise du constructeur automobile allemand par l'équipementier canadien Magna devraient être finalisées rapidement, peut-être d'ici la fin du week-end, a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.
"Je voudrais souligner que pour Opel et l'investisseur Magna, le travail ne fait que commencer et ils ont sans aucun doute une tâche difficile devant eux", a dit Angela Merkel quelques heures après l'annonce de l'accord.
"En raison de la structure spéciale, les pourparlers ont constitué un vrai test des relations transatlantiques", a-t-elle ajouté, faisant référence à la situation d'Opel, propriété jusqu'à lors du groupe américain General Motors, en phase de restructuration.
"J'ai parlé au téléphone avec le président américain hier et nous étions en accord pour faire tout notre possible pour parvenir à un bon résultat dans ce dossier complexe", a souligné Merkel.
"Cette conversation a clairement influencé les négociations la nuit dernière", a-t-elle encore dit.
Selon une source gouvernementale allemande, 2.600 emplois devraient être supprimés dans le cadre de la reprise d'Opel par Magna, mais les quatre usines allemandes devraient survivre à l'opération.
La chancelière allemande s'est en outre félicitée de voir Opel redevenir une entreprise largement européenne basée en Allemagne et a souhaité que l'entité soit un moteur pour l'économie européenne.
Erik Kirschbaum, version française Grégory Blachier
Publié le 30 Mai 2009 Copyright © 2009 Reuters





