"Nous appliquerons les lois", a affirmé sa directrice générale, Ariane Obolensky, lors d'une conférence de presse.
Elle estime toutefois qu'en la matière, c'est aux Etats de se saisir de cette question, et "aux acteurs d'appliquer les règles".
"Si on faisait de l'autorégulation, ce serait inefficace et on se tirerait une balle dans le pied en donnant un avantage aux autres" banques, a fait valoir Pierre de Lauzun, directeur général adjoint de la FBF.
"Si un client a un avantage massif à loger une opération dans un pays et que vous ne le faites pas, c'est la banque d'à côté qui le fera", a-t-il dit, insistant sur la nécessité de définir des règles universelles.
Il a également mis en garde contre le risque que la régulation des paradis fiscaux, qui "ne sont pour rien dans la crise" selon lui, éclipse la question de la régulation financière au sommet du G20 à Londres.
Selon le mensuel Alternatives économiques, les banques françaises BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale disposent de 361 entités offshore. La liste de pays et territoires retenue est plus large que celle de l'OCDE puisqu'elle inclut notamment le Royaume-Uni ou les Pays-Bas.
Les ministres des Finances du G20 se sont mis d'accord ce week-end pour que les paradis fiscaux soient identifiés et des mesures prises pour les contraindre à se montrer plus coopératifs.
Publié le 17 mars 2009 Copyright © 2009 Dowjones




