Pernod Ricard: léger recul des ventes au premier semestre
(Easybourse.com) Le numéro deux mondial des vins et spiritueux a annoncé jeudi un recul de 3% de son chiffre d’affaires interne (hors effets de périmètre et de change) au premier semestre de son exercice 2009/2010. Mais il espère toujours afficher une croissance de son résultat opérationnel sur l’ensemble de l’exercice, grâce notamment aux marchés émergents.
Pernod Ricard a bu la tasse au premier semestre, avec un chiffre d’affaires consolidé en baisse de 10% à 3,7 milliards d’euros. Toutefois, hors effets de change et de périmètre, les revenus du groupe n’ont reculé que de 3%.
«L’activité reste dynamique sur les marchés émergents, notamment en Chine et en Inde ; la France résiste bien mais la situation reste globalement difficile en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis», commente le numéro deux mondial des vins et spiritueux dans un communiqué. Interviewé par Easybourse, Gilles Bogaert, le directeur général adjoint Finances du groupe se veut rassurant, précisant que «concernant les Etats-Unis, il s’agit surtout d’une question de temps. (...) Nous sommes confiants sur le fait que cette reprise va venir, mais je ne peux ni vous dire quand ni comment...»
Ce dernier rappelle également qu'en Europe, si certains pays risquent de «souffrir durablement, comme l’Espagne, l’Irlande ou le Royaume-Uni», «d’autres pays sont beaucoup mieux orientés comme la France, l’Allemagne ou la Scandinavie.»
Objectifs confirmés
Le résultat opérationnel courant a fondu de 11% à 1,06 milliard, soit une marge opérationnelle de 28%, pour un bénéfice net part du groupe en baisse de 2% à 604 millions.
Pernod Ricard se montre toutefois confiant quant à la réalisation de son objectif de croissance du résultat opérationnel courant de 1% à 3% (hors effets de change) sur l’ensemble de l’exercice.
Il dit observer «un démarrage du troisième trimestre en forte croissance» et une tendance au redressement de certains marchés comme le «duty free». En termes de pertes, Gilles Bogaert estime d'ailleurs que «sur la base des taux actuels, nous devrions être à -120 millions d’euros sur toute l’année 2009/2010». Au total, a-t-il jugé, «la situation devrait donc se normaliser, avec un impact spécifique sur le marché vénézuélien compte-tenue de la dépréciation du bolivar par le gouvernement…»
«Le renforcement des investissements sur les marques et les marchés stratégiques, demeure une priorité, notamment sur les Etats-Unis et les marchés émergents où le groupe bénéficie d’une position privilégiée», a indiqué le groupe.
Vers 16h30, le titre progresse de 1,27% à la Bourse de Paris, à 58,02 euros.
F.S. et N.S.
Publié le 18 Février 2010











