CDC Capital veut avaler Quick
(Easybourse.com) La chaîne belge de restauration rapide est visée par une OPA amicale de la part de CDC Capital Investissements sur la totalité de son capital. L'offre valorise Quick à quelque 730 millions d'euros. Le belge pourrait bien devenir français.
Cela faisait des années que Quick faisait l'objet de spéculations de rachat. La proposition de la Caisse des dépôts et consignations pourrait bien être la bonne.
« Cette offre est en cours d’analyse par le Conseil d’Administration de Quick Restaurant SA qui a à cet effet concédé à CDC Capital Investissement l'exclusivité de négociation en vue d'aboutir à un accord sur les termes définitifs d'une offre qui serait alors formalisée dans un accord entre Quick, GIB et CDC Capital Investissement», annonce la chaîne dans un communiqué.
Le groupe belge précise que le prix d’offre proposé de 37,8 euros par action extériorise une prime de 23% sur le cours de clôture de mardi et de 29% par rapport au cours moyen sur un mois.
Des négociations pour un rachat de Quick avaient été avortées en août 2004. Détenu conjointement par deux holding belges, la CNP d'Albert Frère et Ackermans van Haaren, GIB est le principal actionnaire du groupe avec 55,62 % du capital. Le solde restant est entre les mains d'investisseurs privés.
La chaîne de fast food, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 760,5 millions d'euros en 2005, a environ 400 restaurants en Belgique, au Luxembourg, en France et en Afrique du Nord. Les résultats du groupe ont enregistré un redressement spectaculaire depuis l'arrivée aux commandes du Français Jean-Paul Brayer en février 2002. Les ventes ont progressé de 3,7 %, à 233,3 millions d'euros au premier semestre 2006.
La transaction est suspendue à l’avis du conseil d'administration de Quick et du comité de crédit de la Caisse des Dépôts, qui devraient être connus d'ici à la semaine prochaine.
M.L.H.
Publié le 26 octobre 2006







