La Bourse de Paris termine en petite hausse
(Easybourse.com) Séance en dents de scie à la Bourse de Paris où les investisseurs sont partagés entre l’espoir d’une intervention européenne au chevet de la Grèce et l’inflexibilité de la Banque centrale européenne. L’attentisme devrait prévaloir jusqu’à la réunion des chefs d’Etats européens, jeudi. Le CAC 40 s'est apprécié de 0,15% à 3612,76 points.
Le feuilleton grec a connu de nouveaux rebondissements avec le retour précipité de Jean-Claude Trichet d’Australie en vue d’un conseil européen extraordinaire qui se tiendra jeudi, dont certains espèrent qu’il débouchera sur un soutien matériel des pays de la zone euro à Athènes.
Pendant ce temps, le gouvernement de Georges Papandréou a dévoilé plusieurs des mesures phares de son plan d'austérité, parmi lesquelles figurent l'élargissement de l'assiette de la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu et le non-remplacement de quatre fonctionnaires sur cinq partant en retraite à partir de 2011.
La Bourse d'Athènes a fini en hausse de près de 5% et l'indice local des banques affichait en clôture un bond de plus de 8,6%.
Si les autres places européennes n'ont pas suivi - l'Eurostoxx 50 n'a gagné que 0,16% - l'euro, lui, est remonté à 1,3838 dollar, soit un gain de plus d’un cent sur la journée.
Sur le marché obligataire, l'écart de rendement (spread) entre les emprunts d'Etat grecs à 10 ans et leur équivalent allemand a reflué à 322 points de base contre 365 points lundi soir, une détente également sensible sur les emprunts portugais et espagnols.
Wall Street salue cette détente et le Dow Jones gagne 1,40% à la mi-séance.
Les valeurs du jour
Les publications de résultats ont été plutôt décevantes. Unibail Rodmaco a chuté de 6,72% après des ses prévisions décevantes pour 2010.
Faurecia a lâché 5,18% en raison d’une baisse plus forte que prévu de son chiffre d’affaires en 2009 (-22%). Les pertes sont néanmoins en baisse d’une année sur l’autre et s’élèvent à 433 millions d’euros.
Renault a toutefois pris 2,05% grâce aux bons chiffres de Nissan, qui prévoit d’être bénéficiaire sur son exercice 2009/2010.
Quant à Vallourec, il s’est apprécié de 2,65% grâce à une recommandation « surpondérer » de JP Morgan. La banque estime que les marges du groupe atteindront leur point bas au premier semestre 2010.
F.S. (avec agences)
Publié le 09 Février 2010







