Faurecia dévisse en bourse après ses résultats semestriels
(Easybourse.com) L'équipementier automobile français subit des prises de bénéfices. Si les résultats et l'activité se portent bien au premier semestre, le relèvement des perspectives cache en réalité une détérioration de la marge.
Les prises de bénéfices sont en train de laminer le titre Faurecia. Malgré une baisse de 10%, le titre maintient un gain de 26% depuis le début de l’année. Une façon de rééquilibrer les choses face à Valeo qui n’aura augmenté de que 7% depuis le début de l’année. Et pourtant, les résultats de Faurecia sont à la hauteur des attentes des investisseurs. Le groupe surperforme tous les marchés où il est implanté, il améliore ses marges, il revoit ses prévisions à la hausse et enfin, il a pris un an d’avance sur son plan stratégique.Rien à voir avec les constructeurs automobiles empêtrés dans les mauvaises performances du marché européen ! Faurecia, lui, s’est placé de manière à profiter de l’infatigable dynamisme du marché automobile allemand, véritable machine à exporter. Du coup, l’équipementier français bat ses propres prévisions avec une hausse de 15% en Europe au premier semestre (9% en données comparables). Paradoxalement, Yann Delabrière, PDG du groupe, ne semble pas euphorique sur son activité en Asie qui a augmenté de 15% (16% en données comparables). « Tout juste en ligne avec nos attentes », a-t-il déclaré laconiquement. A croire que les vraies prévisions de la direction financière étaient de battre leurs propres prévisions ! Le séisme japonais a paralysé la production nippone y compris en Chine où Faurecia les fournit.
Il n’en reste pas moins que les résultats semestriels de Faurecia sont très satisfaisants. Le chiffre d’affaire est en hausse de 15,5% en données comparables à 8,15 milliards d’euros (6,826 milliards en 2010). Mieux ! L’équipementier automobile français améliore sa marge d’un point à 4,2%. Cette performance est due aux économies de coûts fixes en Europe combinée à la hausse des volumes de ventes. L’impact des variations des matières premières (acier et matières plastiques) est chiffré à 29 millions d’euros. Yann Delabrière estime qu’au second semestre cette variable devrait être contenue.
Sur les perspectives, le groupe table désormais à un chiffre d’affaires compris entre 15,7 et 15,9 milliards d’euros (contre 14,8 à 15,3 milliards précédemment). La marge opérationnelle est attendue entre 620 et 650 millions d’euros (contre 580 à 640 millions prévus initialement). Sur ces perspectives, Faurecia verrait alors sa marge reculer à 4%. Voilà un autre motif de mécontentement du marché…
Nabil Bourassi
Publié le 26 Juillet 2011







