Des discussions sont en cours depuis plusieurs mois entre PSA et le groupe américain General Motors, indiquait hier La Tribune, citant une source ‘officieuse’. Ce mercredi, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a confirmé l’existence de ces discussions qui portent sur « un partenariat stratégique ».

Ce partenariat viserait à redresser les marges des deux constructeurs, notamment sur le marché européen où ils sont tous deux en difficulté. PSA pourrait ainsi coopérer avec la branche européenne de GM, Opel/Vauxhall, pour développer conjointement des moteurs, des systèmes de transmission et des véhicules qui seraient vendus sous leurs marques respectives.

«Une telle alliance lui permettrait d’amplifier les économies d’échelle en termes d’achats ou de R&D et d’accélérer son internationalisation (GM étant très présent en Chine et au Brésil)», notent les analystes de Natixis, qui ont relevé leur recommandation sur Peugeot de Neutre à Achat.

"Phase finale"

Cependant, il « largement prématuré » de spéculer sur l’impact financier d’un tel accord qui dépendra des modalités retenues et de la profondeur de la coopération, selon le bureau d’études. Natixis évoque ainsi différentes possibilités : une alliance sur le modèle de Renault-Daimler avec une participation croisée symbolique, une prise de participation significative de GM dans le capital de PSA ou de la division auto préalablement filialisée (modèle déjà testé par GM avec Fiat Auto entre 2000 et 2005), une prise de contrôle majoritaire par GM ou une simple mise en commun des opérations européennes avec Opel/Vauxhall.

D’après La Tribune, les discussions sont entrées dans leur phase finale et une annonce pourrait être faite dès le salon automobile de Genève, début mars.

«Dans le cadre de sa stratégie de globalisation et d'amélioration de sa performance, PSA Peugeot Citroën examine des projets de coopérations et d'alliances (…) Des discussions sont en cours et il n'y a aucune certitude qu'elles aboutissent», a réagi le groupe français dans un communiqué laconique.

Vers 16h30, le titre bondit de 12,6% à la Bourse de Paris, sur un marché en baisse de 0,4%.