Google / Doubleclick : le 'oui' de Bruxelles
(Easybourse.com) Les autorités européennes de la concurrence ont autorisé aujourd’hui le rachat de la régie publicitaire en ligne DoubleClick par Google pour 3,1 milliards de dollars. Selon Bruxelles, ce deal d’envergure ne risque pas de nuire à la concurrence dans le secteur de la publicité sur Internet.
C’est oui : Google pourra bien racheter la régie de publicité en ligne DoubleClick, s’assurant du même coup une très grosse part d’un marché particulièrement juteux. La plus grande menace pour cette opération qui pèse 3,1 milliards de dollars se trouvait du côté de Bruxelles, qui devait étudier le dossier pour déterminer si le rachat ne risquait pas de nuire aux principes de la concurrence.
Google devrait devenir le roi incontesté de la pub en ligne
Cette hypothèse était défendue notamment par Microsoft et Yahoo, les principaux concurrents de Google, qui affirment que cette acquisition conférerait trop de pouvoir à Google sur le marché de la pub en ligne.
Bruxelles a fait la sourde oreille à ces arguments, déclarant qu’il n’y avait aucune preuve que Google et DoubleClick ne mettent leurs concurrents sur la touche, dans la mesure où Microsoft, Yahoo et AOL fournissaient des alternatives ‘crédibles’ pour le placement de publicités sur des sites web.
Un deal attendu par Google depuis près d'un an
La Commission a par ailleurs estimé que Google et DoubleClick n'étaient pas concurrents ; un argumentaire défendu par Google depuis des mois.
Ne voyant aucun mal à la naissance de ce nouveau géant, la Commission n’a posé aucune condition au mariage, très attendu par Google. En effet, l’ogre américain avait lancé son offre dès le mois d’avril dernier, et avait enjoint Bruxelles à statuer au plus vite sur la question afin de pouvoir procéder rapidement à l’acquisition.
La Commission a toutefois souligné que sa décision était basée uniquement sur les aspects économiques de la transaction, et qu’elle n’avait pas du tout pris en compte les obligations du groupe vis-à-vis de la législation européenne sur la protection de la vie privée, ni sur la façon dont les données personnelles seront gérées.
Ce point devrait faire l'objet d'une autre enquête de Bruxelles, dont les conclusions seront rendues publiques en avril.
Antoine Pietri
Publié le 11 Mars 2008





