GDF Suez ne rit pas aux blagues du régulateur belge
(Easybourse.com) Interpellé par le régulateur belge en raison de sa position dominante dans le pays, le groupe GDF Suez n'envisage pas de scinder Electrabel, sa filiale Outre-Quiévrain.
GDF Suez ne conçoit pas une séparation de ses activités en Belgique. «Cette idée de séparer la production et la fourniture, et la vente, est (..) très originale, mais je ne la vois pas prospérer très longtemps», a indiqué Gérard Mestrallet lors d'un entretien avec la chaîne France 24 qui sera diffusé vendredi.Ses propos font écho à une récente interview de François Possemiers, le président de la commission belge de régulation de l’électricité et du gaz (Creg). Ce dernier veut imposer une plus grande concurrence sur le marché belge de l’énergie, où GDF Suez, via sa filiale Electrabel, assure à lui seul 90% de la production d’électricité. «Si l'on a d'un coté des producteurs et de l'autre des fournisseurs qui pourront fixer leurs tarifs de manière totalement libres (...) ce sera une vraie concurrence», précise M. Possemiers.
«C'est la première fois que j'entends cette idée dans toute l'Europe, a réagi Gérard Mestrallet. Dans tous les pays d'Europe, production et vente d'électricité vont de pair. Le producteur doit bien vendre son électricité».
Le marché belge de la fourniture d'électricité a été libéralisé en 2007, mais il reste largement dominé par deux acteurs, Electrabel et SPE-Luminus (filiale d'EDF). Les deux groupes sont régulièrement critiqués pour leur politique tarifaire, les prix de l'énergie en Belgique étant parmi les plus élevés d'Europe.
La proposition de la Creg va plus loin que les exigences de l'Union européenne en matière d'ouverture à la concurrence. Elle doit encore être discutée au niveau des autorités belges et européennes à Bruxelles.
Vers 11h25, l’action GDF Suez prend 0,65% à la Bourse de Paris, sur un marché en hausse de 0,50%.
F.S.
Publié le 07 Juillet 2011







