Alors que Nicolas Sarkozy vient de réaffirmer il y a quelques jours la place prépondérante que doit jouer, selon lui, l’énergie nucléaire en France, l’électricien public EDF a fait savoir qu’il avait augmenté sa production au-delà de ses attentes en 2011.

«En France et en Grande-Bretagne, la production nucléaire dépasse les objectifs», indique le groupe dans un communiqué. Le « taux de disponibilité » du parc de centrales français, très regardé par les analystes, s’est amélioré, passant de 78,5% à 80,7%. En conséquence, les résultats financiers sont en hausse. Le chiffre d’affaires a progressé de 2,7% à 65,3 milliards d’euros pour un résultat opérationnel en hausse de 6,6% à 14,8 milliards. Le bénéfice net, lui, a triplé à 3 milliards d’euros, en raison d’une charge exceptionnelle qui avait impacté les comptes de 2010.

Vers un doublement des dépenses de maintenance?

Grâce ces bonnes performances, EDF confirme ses objectifs pour les années 2011 à 2015, à savoir une croissance de son résultat opérationnel (Ebitda) de 4 à 6% par an et une hausse du résultat net courant de 5 à 10% par an. L’entreprise versera un dividende de 1,15 euro par action en 2011, soit un taux de distribution des bénéfices de 60%. Toujours grâce à l’amélioration de ses performances opérationnelles, «le groupe pourra investir pour répondre aux grands enjeux énergétiques, en France et à l'international», affirme son PDG, Henri Proglio.