« CNP Assurance a centré ses investissements en 2012 sur les obligations d’entreprises et les obligations des banques dans une optique de recherche de rentabilité et de diversification des risques», explique Antoine Lissowski. Plus de 9,7 milliards d’euros de titres de dette d’entreprises non financières ont été acquis l'année dernière. La participation au financement du secteur bancaire s’est faite pour un montant à peu près équivalent.

Du coté des obligations souveraines, le groupe a réduit significativement son exposition à la dette des Etats périphériques à la zone euro. « Nous nous étions donnés comme objectif de descendre à 10 milliards d’euros. Nous sommes à 10,5 milliards d’euros » précise M Lissowki.

Les investissements actions représentent 7% du bilan qui s’élève à 350 milliards d’euros. Les investissements en actions en rapport avec les activités de retraite sont plus importants que ceux en rapport avec les activités d’épargne. « Notre problématique est d’arriver à obtenir des traitements sur le plan comptable et prudentiel qui nous permettent de renforcer notre participation dans les actions, autrement dit des traitements qui font en sorte que la volatilité liée à ces actifs n’apparaisse pas trop dans les résultats et le ratio de solvabilité » explique M Lissowski.

Une masse importante de liquidité a, par ailleurs, été conservée faute de trouver suffisamment de supports d’investissement de bonne qualité et afin de faire face à la décollecte massive du marché.

50 milliards d’euros pour les entreprises françaises

« CNP Assurances est fortement présente dans le financement long de l’économie française » souligne le directeur financier.

Au total 50 milliards d’euros sont mis au service des entreprises françaises à ce jour, 10 milliards par la détention d’actions et 40 milliards par la détention d’obligations. L’investissement dans l’immobilier français représente 8 milliards d’euros.

Plusieurs opérations ont été faites avec la Caisse des Dépôts et France Investissement. Une contribution a été prévue pour aider au fonctionnement du Fonds stratégique de participation et à la création d’un Fonds obligataire pour les PME et ETI.