Xerfi : le rachat de crédits une 'opportunité' à saisir
(Easybourse.com) Le cabinet d’étude Xerfi vient de publier une étude intitulée «Le rachat de crédits», un marché avec «des taux de croissance à deux chiffres». C’est que la demande de crédits de la part des ménages est soutenue et durable. Ce marché, en plein boom, se consolide et se diversifie sur fond de crise des subprimes, ces fameux prêts hypothécaires américains.
Les prêts bancaires classiques alimentent le marché du rachat de créances, un marché certes «jeune» mais qui est devenu le «principal moteur de la croissance des prêts personnels», d’après l’étude menée par Xerfi.
Une demande porteuse
A la jeunesse de ce marché, peu connu il y a encore quelques années, répond une offensive commerciale dans les médias et sur internet de grande ampleur qui explique que le rachat de crédit est actuellement «au premier plan des offres proposées par les établissements financiers».
C’est que cette offensive prend acte du développement considérable des crédits dans les pays anglo-saxons et dans une moindre mesure en Europe. En effet, on assiste à une «progression de l’endettement des ménages en lien avec le boom immobilier, l’augmentation de la charge des remboursements des prêts à taux variable dans un contexte de remontée de taux d’intérêt, la faiblesse des gains de pouvoir d’achat».
Ce marché s’est proposé de faciliter le recours aux crédits, c’est-à-dire d’inciter les Français à restructurer leurs dettes afin d’en réduire les mensualités. Ces crédits sont réservés à une clientèle sociale, confrontée à des difficultés financières, dont sont exclus les ménages présentant «un risque de défaillance élevé».
Le secteur s’organise…sur fond de crise des subprimes
Le succès est au rendez-vous avec «des taux de croissance à deux chiffres». Le marché des crédits à la consommation représente une «opportunité à saisir», d’après Xerfi, avec également les rachats de crédits hypothécaires, «un segment plus attractif» pour des acteurs diversifiés mais aussi plus risqués.
Il faut s’attendre à ce que les acteurs du secteur poursuivent sur ce créneau, qu’il s’agisse des spécialistes du crédit à la consommation (Cetelem, Sofinco, Cofidis), des réseaux bancaires comme Caisse d’Epargne, Crédit Agricole-LCL, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale ou qu'il s'agisse des spécialistes du rachat de crédits, tels que GE Money Bank, Créatis, France Crédit, CFCAL, Sygma Banque.
Le secteur fortement sollicité est soumis à des phénomènes de concentration avec le rachat de Créatis par Cofidis en 2006 et la fusion Cetelem, devenu BNP Paribas Personal Finance en 2007, avec UCB également filiale de BNP Paribas et spécialisée dans l’immobilier. Si les ménages non solvables sont exclus, le secteur a pour vocation à s’adresser progressivement à «d’autres catégories de ménages».
Cependant, la prudence doit rester de mise au vu de la crise des subpirmes qui a éclaté il y a quelques mois de cela aux Etats-Unis et qui s’est diffusée au reste du monde, notamment à l’Europe. La politique de crédit facile a entraîné dans sa chute le secteur de la construction et de l'immobilier aux Etats-Unis ainsi qu’au Royaume-Uni et en Espagne.
Laure Gaillard
Publié le 24 Avril 2008





