Dégringolade boursière malgré le plan Paulson
(Easybourse.com) Ce lundi, les places financières ouvrent à nouveau en forte baisse avec un CAC 40 en recul de 4,56%, le DAX de 4,55% et l'indice britannique de 4,66%. Plus tôt, l'indice Nikkei a clôturé à un plus bas de quatre ans. Le plan Paulson de sauvetage du système financier américain a pourtant été approuvé par la Chambre des représentants vendredi dernier. La volonté d'une réponse européenne à la crise financière n'a pas non plus suffi.
Il en faudra plus pour enrayer les répercutions de la crise financière sur les marchés qui commencent leur semaine en forte chute. L'adoption du plan Paulson de sauvetage du système financier américain et le texte par la France, l'Allemagne, Royaume-Uni et l'Italie ce weekend n'auront pas suffi à rassurer les marchés sur cette nouvelle semaine de crise.
Ainsi, le CAC 40 marque un recul de 4,56%, à 3 894,65 points, le DAX de 4,55%, à 5 553,49 points, et l'indice britannique de 4,66%, à 4 748,03 points vers 10h ce lundi. Plus tôt, l'indice Nikkei a clôturé en repli de 4,25%, à 10 473,09 points, soit un plus bas de clôture de quatre ans.
Les investisseurs sont affolés devant les nouveaux développements de la crise, notamment en Europe. Les marchés s'inquiètent également de l'état de santé de l'économie mondiale et craignent la récession.
Un accord européen fragile et déjà ébréché
Vendredi dernier, après le Sénat, la Chambre des représentants américains a voté en faveur de l'adoption du plan Paulson, amendé, qui prévoit la mobilisation de 700 milliards de dollars afin de racheter les créances douteuses des établissements financiers frappés par la crise. Mais les investisseurs semblent préférer attendre de voir les effets concrets de ces mesures sur les établissements en question.
Du côté européen, après un imbroglio sur un plan d'initiative française qui a été démenti par les autorités françaises, Nicolas Sarkozy a réuni, samedi dernier aux côtés de la France, l'Allemagne, Royaume-Uni et l'Italie. Dans un texte adopté, les quatre pays se sont mis d'accord pour se mettre au courant mutuellement en cas de mesure du type garantie des dépôts bancaires.
Les pays se sont engagés à protéger leurs banques, sanctionner les dirigeants et essayer de participer à une refont du paysage financier mondial. A l'issu de cette réunion, Nicolas Sarkozy est apparu très confiant en déclarant 'ce qui est très important, c'est que devant une crise mondiale l'Europe existe et présente une réponse'.
'Ce qui est important, c'est que nous nous engagions tous ensemble pour l'organisation d'un sommet pour que, demain, les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets' a-t-il lancé en référence à sa volonté, exprimée le 23 septembre dernier, d'organiser un Bretton Woods.
La préférence nationale de l'Allemagne
Dès dimanche soir, la Chancelière allemande Angela Merkel a décidé d'apporte une garantie illimitée aux dépôts d'épargne de la banque Hypo Real Estate en pleine crise afin de lui éviter la faillite.
L'Allemagne n'a jamais caché sa préférence pour des 'mesures nationales' en ce qui concerne la gestion de l'impact de la crise. L'Autriche a également augmenté ses seuils de garanties bancaires.
De son côté, Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, a voulu réaffirmer le contexte des règles préexistantes qui ne seraient pas ignorées sous prétexte d'un 'assouplissement' pour 'circonstances exceptionnelles'. 'Cela ne veut pas dire que l'on laisserait maintenant filer les déficits', a-t-il souligné.
C.L. (avec agences)
Publié le 06 Octobre 2008





